Ch. St. Aon fonds Montesquieu

 

RECHERCHES SUR LE PATRONYME LALANDE :

"Inventaire des documents manuscrits des fonds de la bibliothèque de Montesquieu". De Louis Desgraves à la Bibliothèque Municipale de Bordeaux - Droz 1998 -

461. - "N° L 14 à L 27. Blanquefort. Titres divers. 1405 0 1727. 2 e liasse". - L 14. Etats (1747-1746) des fonds de la Chapelle Saint-Aon et du curé de Blanquefort. - L 15. Plan (1744) de la chapelle Saint-Aon et autres tènements. - L 16. Prise de possession (1723) par Georges Lacroix, prêtre et aumônier de l'hôpital Saint-André de la chapelle de Saint-Aon, en l'église Saint-Martin de Blanquefort, d'après la procuration à lui donnée par Montesquieu. - 17. Arrêts et pièces informes (1686) relatifs à la chapelle Saint-Aon de Blanquefort. - L 18 Arrêts du Parlement de Bordeaux accordant la possession définitive à M. Ledoux, prêtre  et curé de la Brède de la Chapelle de Saint-Aon. - L 19. 2 procès verbaux d'enquêtes (1657 -1581) relatives au nouvelin et dîme de Blanquefort. - L 20. Procuration (1609) donnée par M. Delagües, chanoine de Saint-Seurin, et chapelain de la chapelle Saint-Aon, en faveur de Bonnaventure de Lur, dame de la Brède, pour par elle jouir des revenus de la dit chapellenie.- L 21. Lettre et mémoire de M. Dalesme à M. Larivière relative au patronage de certaine chapellerie fondée en l'église Saint-Martin de Blanquefort. - L 22. Reconnaissance (1472) de diverses pièces de vignes et terres située à Blanquefort par Helion Nostraney pour Gaston de Lisle. - L 23. Reconnaissance (1405) de la Taula du Luc, à Blanquefort, Ramon Demey, pour Jean de LALANDE SEIGNEUR DE LA BREDE. - L 24. Reconnaissance (1er mai 1405) en faveur de M. de LALANDE, Baron de la Brède, par Yrabe Comte, d'une pièce de vigne à Blanquefort. - L 25 Accord entre Joseph Secondat de Montesquieu, doyen de Saint Seurin et chapelain de Saint-Aon, et Louis Caussade, curé de Blanquefort, relatif aux vendanges de Saint-Aon. - L 26. Convention (20 août 1746) entre les religieuses Annonciade de Bordeaux et M. de Secondat Chapelain de Saint-Aon sur les limites respectives de leur dixmaire à Blanquefort. - L 27. Copie accord (22 février 1663) entre les religieuses Annonciade de Bordeaux et le curé de Blanquefort, relatif aux droits des dites religieuses sur les novalles.

(Librairie de Citre)

MONTESQUIEU (1689-1755)

Charles de Secondat, baron de la Brède et de Montesquieu, est né le 18 janvier 1689, près de Bordeaux, à la Brède. De 1700 à 1705, il étudie au collège de Juilly, près de Paris, chez les Oratoriens. Au sortir du collège, il se consacre au droit. En 1708, il devient avocat au Parlement de Bordeaux, puis conseiller en 1714 et, en 1715 il épouse Jeanne Lartigue, protestante. Il publie, en 1720, les lettres Persanes. Immense succès ! Montesquieu séjourne en Angleterre de 1729 à 1731, la société anglaise va le choyer et il présenté à la Cour.

1734 : il publie les Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence. Décadence de Montesquieu, s'écrient certains ! C'est en 1748 que paraît, à Genève, l'oeuvre majeure de Montesquieu, De l'esprit des lois, écrite en une vingtaine d'années. Succès une fois de plus considérable : le livre s'arrache. Cet ouvrage sera mis à l'index.

A ajouter : Pensées suivies de Spicilège, Laffont Col. Bouquins 1991

Montesquieu est mort, en 1755  à Paris.

RACINES ET CONCEPTS

1 - Les racines

          Montesquieu a lu et médité les grandes oeuvres politiques de l'Antiquité : La République et les Lois de Platon, la Politique d'Aristote, etc. Il a également réfléchi sur les ouvrages politiques modernes : le Prince, de Machiavel, le Droit de la guerre et de la paix, de Grotius, etc.

          Montesquieu connaissait les historiens anciens et modernes, Hérodote, Salluste, etc. Mais aussi un mémorialiste comme Retz

          Enfin, les sciences de la nature retinrent l'intérêt du jeune Montesquieu et ce souci permet de comprendre la théorie de l'influence des causes naturelles sur les lois, dans L'ESPRIT des Lois. (Un médecin anglais, Arbuthnot, aurait joué ici un rôle important.)

2 - Les apports conceptuels

          Montesquieu voit dans les lois des rapports nécessaires dérivant de la nature des choses. Il les soumet à une étude scientifique et, par cette analyse, prend place parmi les pères fondateurs de la sociologie et de la philosophie politique.

           Les concepts fondamentaux de Montesquieu sont les suivants :

           La Loi, conçue dans sa signification large, comme un rapport nécessaire dérivant de la nature des choses. La loi devient, chez l'homme,  une règle voulue, instituée pour assurer la sécurité et la liberté ("loi positive") est donc une spécification de la loi dans sa signification étendue ;

            Le despotisme, qui désigne la Souveraineté absolue exercée par un seul homme : "Un seul, sans loi et sans règles, entraîne tout par sa volonté et ses caprices" (L'ESPRIT des Lois) ;

            La république : "Le gouvernement républicain est celui où le peuple ou seulement une partie du peuple a la souveraine puissance" ;

            La monarchie : le gouvernement monarchique est celui où un seul gouverne, par des lois fixes et établies ;

            L'idée de séparation des pouvoirs : le législatif, l'exécutif et le judiciaire.

                                                Cf. J. Russ, Les chemins de la pensée, Bordas pp. 206 -207

Le 12 mai 1730 il est initié à la franc-maçonnerie au seing de la loge londonienne le Horn (Le Cor).