Forteresse Blanquefort 1972-95

  

Envoi de Serge BONAUD, vétéran du G.A.H.BLE, le  le 12 mai 2013.

 

 

Non seulement l'avion survole Blanquefort, mais on aperçoit très distinctement la forteresse dans le bas de l'image...
 
 
 
 
 

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 Photo Serge Bonaud (François de corvée de lait au lycée technique du Vigean pendant un chantier d'été)

 

LES JOURNEES DE CHANTIERS DU DIMANCHE et DES WEEK END selon les périodes

J'avance dans la vie et je regarde, surprise, tous les instruments que mon passage à la forteresse a mis à ma disposition pour continuer un bout de route, malgré le désespoir qui peut me vaincre à chaque instant.

J'ai bien observé les pierres, j'y ai vu des actions remarquables accomplies pour elles par de vrais bénévoles, mais un cauchemar m'a fait comprendre qu'il manquait à ces pierres pour les faire vivre une vertu essentielle pour moi, profane ; LA CHARITE, et je les ai abandonnées.

Je reviendrai sur ces journées de chantier, mais je pense qu'il est intéressant de porter plus largement à la connaissance du public la plaquette écrite par Alain Tridant, en 1979 - Recherches archéologiques à la forteresse de Blanquefort (Monument Historique) pour son étude, sa sauvegarde et sa mise en valeur.

Cette plaquette était mise à la disposition du public venant visiter le monument, et dans le cadre de recherches, non archéologiques dont je donnerai la raison ultérieurement, je recopie sans malice l'ouvrage d'Alain Tridant qui a toujours fait une oeuvre remarquable pour ce monument. Actuellement, ses recherches sur les carreaux de pavement, mis au jour lors de la période où nous avons pu faire des fouilles, sont mis en vente à la maison du patrimoine.

Depuis 1979, date de cette plaquette les connaissances concernant ce bâtiment se sont étendues et ont fait l'objet d'autres publications de la part de l'auteur.

"L'HISTOIRE

     Chronologie sommaire :

Fin du XIe siècle : édification d'un donjon rectangulaire de pierres, probablement à l'emplacement d'une ancienne tour en bois, qui appartient et sert de résidence aux seigneurs de Blanquefort ; la cour qui entoure le donjon est protégée par une simple palissade de bois.

                          Au début du XIIIe siècle la famille de Blanquefort possède une vaste châtellenie qui s'étend de la Garonne à l'Océan Atlantique.

                          Vers 1255 : extinction de la famille de Blanquefort à la suite du mariage de sa dernière descendante, puis achat de la place-forte (en 1257) par le roi d'Angleterre Henri III.

Fin du XIIIe siècle : Edouard 1er, Duc de Guyenne, qui sera roi d'Angleterre de 1272 à 1307, fait considérablement améliorer la fortification du château pour lui donner son aspect et sa fonction de véritable forteresse : donjon primitif flanqué de six tours et protégé par une enceinte de pierres.

Début due XIVe siècle : Juin 1308 ; la forteresse est cédée par le roi à son créancier, Bertrand de GOTH (neveu du Pape Clément V, originaire de la région) puis elle passe par mariage à la famille Durfort de Duras qui, malgré diverses confiscations, la conservera jusqu'à la révolution.

Milieu XVe siècle : le 17 juin 1451, Charles VII roi de France confie Blanquefort à Antoine de Chabannes Comte de Dampmartin (qui vient de prendre la forteresse aux Anglais), maître d'oeuvre  à partir de 1453 du remaniement de l'ensemble de l'enceinte en tenant compte des impératifs de l'artillerie, arme nouvelle qui a fait ses preuves au cours de la Guerre de Cent ans ; s'y ajoutent divers embellissements des logements d'habitation ;

                         Le 12 janvier 1465, les travaux étant terminés, Louis XI s'approprie la Forteresse en l'échangeant contre trois seigneuries et quatre fiefs parisiens limitrophes du comté de Dampmartin ; il y fait placer divers Capitaines afin de gérer la place-forte, devenue château royal français, et ses biens ;

                        En 1476, la famille Durfort-Duras redevient propriétaire de la Forteresse après son retour d'exil en Angleterre.

Milieu du XVIe siècle : dernière campagne de travaux de réfection de l'enceinte : portail d'entrée, ponts-levis et courtine Sud-Est (1541)

                       sièges fréquents contre la famille de Durfort qui a embrassé la foi protestante (1562) en particulier.

XVIIe siècle : d'après la tradition (?), Mazarin aurait donné l'ordre de démanteler les fortifications de Blanquefort qui ont servi de refuge aux opposants de Louis XIII à l'époque de la fronde (1649 -1653) ;

                     à la fin du XVIIe s. la famille de Durfort quitte et abandonne la Forteresse qui se démantèlera peu à peu.

                     Trois dates importantes sont donc à retenir : fin du XIe, fin du XIIIe et milieu du XVe siècles, époques qui ont vu le monument se transformer le plus radicalement pour devenir forteresse royale, anglaise d'abord, française ensuite, après n'avoir été que simple château seigneurial. On doit noter, par ailleurs, que la Forteresse de Blanquefort fut, en 1862, l'un des premiers monuments médiévaux français à être classé Monument Historique.

LA STRATEGIE

                    Quel étonnement de voir une forteresse construite au pied d'un coteau alors que sa place pourrait sembler plus sûre sur son sommet ! D'une  part la forme même de ce coteau (pente douce et faible altitude) n'offrait aucune position stratégique facile à défendre, d'autre part un affleurement calcaire (îlot rocheux émergeant de sept mètres de au dessus des marais) présentait à proximité mais hors de portée des armes de l'époque, une excellente protection naturelle : un unique chemin d'accès entouré de marécages. Une enceinte solide précédée de douves (fossés pleins d'eau, larges de 10 à 25 mètres) ne faisait qu'accroître l'apparente invulnérabilité du site.

                   C'est cet effleurement de molasse qui a servi de base à l'édifice : d'ailleurs ce site a, semble-t-il été utilisé de tous les temps : la tradition veut, en tout logique, que les Romains y aient construit un camp fortifié ; mais il est certain qu'un habitat proto-historique (vers 2500 av. J.C.) y a siégé puisque de la poterie de l'âge du bronze a été mise au jour dans des couches de terrain très profondes au cours des fouilles archéologiques récentes.

                    Alors que le château central est "posé" sur le sommet de l'affleurement, l'enceinte en épouse le pourtour extérieur avec une dénivellation à la base d'environ quatre mètres, ce qui justifia au XVe siècle le remblaiement de la cour intérieure.

                   Autre intérêt stratégique qui a suscité l'achat par le roi d'Angleterre puis celui de Louis XI : la proximité immédiate de la route du Médoc, servant de chemin d'accès à la Forteresse ; posséder cette place-forte c'était verrouiller l'entrée de Bordeaux, du côté du Médoc, région propice au débarquement d'éventuels envahisseurs du fait de la facilité d'abordage de la rive gauche de la Gironde à partir de l'Océan Atlantique. Cette route était d'ailleurs utilisée par les pèlerins se rendant à St Jacques de Compostelle et passant par Bordeaux.

L'OCCUPATION ANGLAISE

                    Il paraît nécessaire de rappeler ici que l'Aquitaine a été anglaise pendant trois siècles :

* du 19 décembre 1154, date du couronnement d'Aliénor : fille du Duc d'Aquitaine, et de son mari Henri Plantagenêt d'Angleterre, sur le trône du royaume britannique, après leur mariage en 1152.

* du 19 octobre 1453, jour où les Français prirent définitivement possession de la ville de Bordeaux après avoir vaincu les soldats anglais à la bataille de Castillon, le 16 juillet précédent.

                    Pour sa part, la Forteresse de Blanquefort est restée anglaise pendant deux siècles et elle n'a pas cessé d'être  alors la proie des troupes françaises ou anglaises, selon qu'elle était aux mains des un ou des autres. A la fin de la Guerre de Cent Ans elle fut prise par les Français en 1451, reprise par les Anglais peu de temps après pour enfin capituler sans recours à la fin de Septembre 1453, ce qui précipitera la chute de Bordeaux en Octobre.

LE PRINCE NOIR

                  Il est souvent dit que la Forteresse était le "Château du Prince Noir" ! une mise au point s'impose.

                 Duc puis Prince d'Aquitaine, le Prince Noir (surnom donné... au XIXe siècle à cause de la couleur de son armure, ou de ses vêtements...ou de son caractère batailleur !) avait été chargé par son père Edouard II roi d'Angleterre, de gouverner la région. Il y a séjourné pendant XV années (fin 1355 début 1371) avant d'aller mourir, avant son père à Londres.

"Un des grand problèmes de l'administration  ducale, puis princière, fut le logement... La résidence du nouveau seigneur nécessitait, avec la princesse, les enfants, l'hôtel et tout l'appareil personnel gravitant autour de ces hauts personnages, un logement certainement très vaste. Les indices que l'on peut avancer en faveur d'une nouvelle utilisation de l'archevêché de Bordeaux sont réellement infimes. Il demeure possible que la cour princière soit logée hors de la ville (de Bordeaux), à Blanquefort (le château de Blanquefort, au Nord de la ville passe très communément pour la résidence du prince), à Lormont (où il existait un palais épiscopal, de faible envergure semble-t-il), à Libourne ou ailleurs ; mais toutes ces traditions restent des suppositions entièrement gratuites (en fait, le nombre des châteaux, maisons et immeubles divers dits "du Prince Noir" traduit seulement la légende qui s'est constituée autour du personnage".

Ces lignes sont extraites de l'"Histoire de Bordeaux", rédigée sous la direction de Ch. Higounet (tome III "Bordeaux sous les Rois d'Angleterre pages 386 et 387)... elles se passent de tout commentaire.

LA FORTERESSE

* Le bâtiment central

    C'est un ensemble régulier de six tours hautes de 14 mètres placées sur un plan rectangulaire de 18 x 10 mètres et réunies par de petites courtines dont la base est protégée par des mâchicoulis sur arcs tendus entre les sommets de chaque tour. Ce bâtiment prend appui sur les restes encore apparents du donjon primitif.

    Les tours étaient dotées à leur partie supérieure d'un crénelage et d'une galerie de hourds (mâchicoulis en bois montés sur consoles de pierres) : l'épaisseur des murs atteint 2,50 à 3 mètres.

     Alors que la partie rectangulaire du bâtiment était construite sur trois niveaux : un rez-de-chaussée et deux étages montés sur planchers, chacune des six tours circulaires possédait uniquement deux niveaux : un rez de chaussée et un étage, tous deux voûtés de pierres, la deuxième voûte supportant une terrasse sommitale ; le logement central étant seul à être couvert d'une toiture. Comme ce corps fortifié était partagé en deux par un mur de refend cela portait à 18 le nombre de pièces habitables. Cependant seuls les étages avaient reçu des fenêtres, le rez-de-chaussée de l'ensemble restant quasiment aveugle (puits-de-jour au lieu de fenêtre) en raison des impératifs de défense.

    Au milieu du XVe siècle une des six tours s'est vue transformée en vaste escalier à vis permettant d'accéder directement à tous les étages du bâtiment.

* L'enceinte

    Epaisse courtine ovale, elle est composée de 22 pans de mur épais de 1,50 à 2 mètres et flanquée de deux bastion d'une citerne, de quatre petites tourelles et d'un châtelet d'entrée lui-même composé de deux tours de garde encadrant deux pont-levis (l'un pour piétons, l'autre pour véhicules).

    Le parapet du chemin de ronde, dont le crénelage a disparu, était percé comme les tourelles et les bastions d'embrasures à canon aux endroits les plus stratégiques pour assurer la défense de la Forteresse ; de plus, quatre embrasures avaient été percées dans la courtine elle-même. Il n'y avait de mâchicoulis sur les consoles qu'au sommet des quatre tourelles ce qui, associé aux canonnières, constituait la meilleure fortification qui soit : possibilité de tirs à la fois verticaux et horizontaux.

   Le châtelet d'entrée, lui aussi percé d'embrasures, était précédé d'une barbacane, ouvrage défensif avancé qui permettait de retarder la percée des assaillants.

* La Cour

    Initialement en pente, du donjon vers l'enceinte en raison de la forme de l'îlot rocheux, elle a été remblayée au XVe siècle afin d'en rendre l'utilisation plus aisée et aussi plus efficace (déplacement rapide des pièces d'artilleries). Certaines constructions annexes ont alors été "noyées" par ce remblais (murs découverts au cours des fouilles) mais un bâtiment est néanmoins resté construit dans la cour Sud-Ouest du château central ; il a servi de support à une maison d'habitation édifiée à la fin du siècle dernier et quelques restes médiévaux (XIVe siècle) sont encore apparents.

* L'intérêt archéologique

    La Forteresse de Blanquefort a bénéficié de deux innovations architecturales qui restent encore trop méconnues sur le plan local mais qui sont pourtant universellement citées par les spécialistes de l'archéologie médiévale : une terrasse sommitale et un ensemble d'embrasures à canons.

   Les plates-formes ou terrasses sommitales étaient inconnues en France avant la fin du XIIIe siècle, le seul modèle du genre se trouvant à Castel-del-Monte en Italie (milieu du XIIIe s.) Cette terrasse se compose, à Blanquefort du sommet de chacune des six tours du bâtiment central et du chemin de ronde des petites courtines, lui-même élargi par les mâchicoulis sur arcs. Ce type de terrasse avait pour avantage d'offrir la possibilité d'une circulation continue aux défenseurs de la Forteresse dont la tâche était facilitée par le fait qu'ils pouvaient lancer des projectiles ou des traits sur les assaillants par dessus l'enceinte extérieure qui est beaucoup plus basse que le bâtiment central : respectivement 3 ou 4 mètres et 18 mètres par rapport au niveau du sol intérieur. C'est ce type de terrasse qui sera repris plus tard. Blanquefort faisant certainement école, à Montfort-en-Auxois (début XIVe s.), à la Bastille de Paris (fin XIVe s.) puis à Tarascon, la Ferté Milon, Tonquedec (tous trois du début du XIVe s.) et même encore plus tard à Langeais, Rambures, Ussé et Chaumont.

   Si la première innovation est d'origine anglaise (Edouard, duc de Guyenne, à la fin du XIIIe s.) la seconde est française puisqu'elle résulte de l'installation du pouvoir royal de France en Aquitaine après la fin de la Guerre de Cent Ans. L'artillerie avait alors fait ses preuves d'efficacité : grâce aux frères Bureau, ingénieurs. Charles VII avait doté ses troupes de tout un arsenal de pièces à feu, canons lourds ou armes portatives, qui lui donnèrent rapidement la supériorité sur les troupes anglaises armées de façon classique. Ainsi en l'espace d'une année (1449-1450) le roi de France fut-il à même de prendre aux Anglais, en Normandie, soixante places-fortes alors que chacune d'entre-elle aurait exigé, quelques années auparavant, un siège de plusieurs mois.

     Il était donc capital pour Charles VII d'installer à Blanquefort une batterie d'artillerie afin de défendre Bordeaux, ainsi que de faire transformer l'architecture de la Forteresse pour qu'elle puisse résister à une attaque de canons (les Anglais auraient pu vouloir revenir... et avec de l'artillerie !).

     Ce remaniement fut réalisé par le Comte de Dampmartin : épaississement de certaines parties de l'enceinte et percement d'une trentaine d'embrasures à canons (du type veuglaire ou couleuvrines) dans les tours et les courtines, à la place des classiques archères ou arbalétrières, sans compter celles reçues par le parapet du chemin de ronde (il n'en reste que cinq visibles).

    A titre d'exemple on peut mentionner l'épaisseur du mur du bassin Nord : 5 m. face au chemin d'accès (tir adverse le plus puissant) et 3,50 m à la jonction avec les courtines ; ce bastion abrite trois chambres de tir dans la salle basse, la salle supérieure n'étant percée que d'une embrasure simple ; il devait sans aucun doute pouvoir supporter d'autres pièces d'artillerie sur son chemin de ronde.

    Blanquefort est donc la première forteresse d'Aquitaine à recevoir un tel dispositif de fortification et elle reste une des rares de France à être complète.

    A ces aspect purement "militaires" on ne doit pas manquer d'ajouter l'intérêt archéologique présenté par les décorations intérieures résultant des travaux d'Antoine de Chabannes Comte de Dampmartin : voûtes aux nervures délicates reposant sur des culs-de-lampe finement sculptés, grand escalier à vis, fenêtres à meneaux et magnifique porte du plus pur style gothique flamboyant, malheureusement lapidée par d'inconscients vandales contemporains.

CONCLUSION 

    Il resterait encore beaucoup à dire car le sujet est loin d'être épuisé et ce long "résumé" est à la mesure de toute l'attention que mérite ce prestigieux monument qu'est la Forteresse de Blanquefort. En 1962, une équipe de jeunes a créé le Chantier d'Archéologie Médiévale qui en assure petit à petit l'étude, la sauvegarde et la mise en valeur, par le biais de diverses campagne de défrichage, déblaiements, consolidations et fouilles archéologiques (technique stratigraphique), au gré de la disponibilité des membres de son équipe animatrice et des subventions accordées par le Conseil Général de la Gironde et de la Municipalité de Blanquefort.

    L'objectif à atteindre est avant tout la sauvegarde intégrale de l'édifice actuel (donc éviter toute nouvelle dégradation), avec toutes les richesses archéologiques qu'il contient encore, mais aussi la protection de son site et l'étude minutieuse de son architecture toujours énigmatique au fil des dégagements de déblais. Il est par ailleurs envisagé la création d'un Musé, à Blanquefort, réunissant toutes les découvertes : objets et documents, faites depuis 1962. Actuellement, en cours d'année scolaire, la Forteresse sert de lieu d'animation pédagogique pour les enseignants de la région bordelaise désirant faire lire une page d'histoire vivante à leurs élèves sous la direction d'un animateur de chantier.

     Le chantier est affilié (soutien moral, technique et juridique) à deux associations : 

    - la S.A.H.M. : Société Archéologique et Historique du Médoc, qui ouvre les colonnes de son bulletin "Les cahiers Méduliens" afin de publier les principaux résultats acquis.

    - l'A.R.O.E.V.E.N. : Association Régionale des Oeuvres Educatives et de Vacances de l'Education Nationale, qui guide l'équipe d'encadrement des chantiers de jeunes d'été (3 semaines) organisés sous forme de Centres de Vacances d'Adolescents.

     Il est aussi constamment suivi et conseillé dans ses travaux par les services officiels des Bâtiments de France, pour le monument, et les Antiquités Historiques, pour les fouilles archéologiques."

                                                                                             Alain Tridant Mai 1979

                                            Conception et réalisation : Atelier Municipal de Reprographie Ville de Blanquefort juin 1979

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Piste de recherche :

Institut de France - Fondation Simone et Cino del Duca - 10, rue Alfred de Vigny 75008 Paris -

Parmi les réunions et colloques, un exemple a attiré mon attention.

* Colloque consacré à la vie intellectuelle ou scientifique au Moyen-Age, organisé par M. Emmanuel POULLE, membre de l'Institut (Académie des Inscripitions et Belles-Lettres), avec la revue Micrologus et l'Ecole pratique des Hautes études.

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LES CHANTIERS A LA FORTERESSE DE BLANQUEFORT d'après François DELAHAYE

Bien avant 1966, un enseignant du collège technique du Vigean M. DABADIE,  l'intendant M. VERGNOLES, et quelques jeunes passionnés de Blanquefort et d'ailleurs ont commencé quelques fouilles et dégagements non officiels. (Le livre de Guy DABADIE date du 29 novembre 1952).

Le premier chantier officiel de fouilles archéologiques et de remise en valeur du momument a commencé l'été 1966, LE FAMEUX CESAM  (CENTRE D'ETUDE ET DE SAUVARDE DE L'ARCHITECTURE MEDIEVALE), le responsable était Daniel FRUGIER aidé par Gilles ROSSI et François DELAHAYE, puis fin 1966 Louis VERGNAUD de joindra à ce groupe. Ce chantier dépendait de l'Opération TAUPE, un groupement Alsacien pour la remise en valeur des momuments d'Alsace à l'origine et ensuite, ceux de tout le territoire français. Le responsable de cette association était Charles, Laurent SALCH, qui semble toujours occuper cette fonction.

Vers 1971, Alain TRIDANT prend la suite de Daniel FRUGIER.

Des jeunes se rencontreront à la forteresse au début des années 1971, des couples se formeront et des enfants naîtront dont certains prendront la relève.