INONDATIONS BORDEAUX FEV. 1879

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Ci-dessus le tableau des crues de la Garonne aux cours des siècles.

LES INONDATIONS DANS LA GIRONDE ET DANS LE LANGUEDOC EN FEVRIER 1879 (Le journal de l'Ain)

- On écrit de Bordeaux :

Notre ville est depuis trois jours sous le coup d'ouragans épouvantables : le vent, la grêle et le tonnerre s'y sont abattus. Les marées, poussées par l'ouragan et grossies par les pluies et les eaux qui arrivent en amont, débordent sur les quais et envahissent les maisons riveraines. Sur certains points, les eaux ont atteint jusqu'à 1 mètre 50. Les ateliers du chemin de fer du Midi ont été obbligés de suspendre leur travail.

Dans la nuit de jeudi, à 1 heure, par suite de la rupture d'une digue, presque tout le quartier de La bastide, situé sur la rive droite de la Gironde, a été subitement submergé, ainsi que les localités environnantes. Les gendarmes allaient de porte en porte pour avertir les habitants qui avaient déjà de l'eau jusqu'à la ceinture. Des chevaux ont été noyés dans leur écurie ; un grand nombre de personnes, qui ont à peine eu le temps de fuir, sont sans asile. Plus de deux cents d'entre elles campent dans la salle de galeries de l'Alcazar, où la municipalité fait faire des distributions de vivres. Toute la campagne, aux environs de Bordeaux, est sous l'eau. 

Dans le haut de la rivière, la situation est désastreuse, le gros de la crue a quitté Agen pour s'abattre sur notre département où il dépasse le niveau qui avait été atteint en 1875.

On expédie des bateaux à vapeur chargés de pain, mais ils ne peuvent à peine remonter le courant. De nombreuses maisons se sont écroulées sur le parcours de l'eau et, malheureusement plusieurs personnes ont été noyées.

Le village de Saint-Maixent est à moitié détruit par l'inondation.

La ville de Toulouse est complètement submergée.

A Barsac, on n'aperçoit plus les toîtures de maisons.

Les villages du Locat et du Gaillard ont à peu près disparu et les habitants sont réduits à la misère la plus absolue.

A Cadillac, à Bourdelles et à Bouliac, les pertes sont énormes ; les eaux menacent de monter encore.

D'autre part, Le Verdon et Soulac sont menacés par la mer et la tempête exerce des ravages considérales.

- La ville de Bayonne est bloquée par les eaux de la Nive et de l'Adour. Du haut des remparts on ne voit qu'une immense nappe liquide qui la cerne de tous côtés ; les plaines de la Nive sont inondées, les quartiers des Allées-Marines, de l'Abattoir sont noyés ; les maisons du quartier Prambrun ont au rez-de-chaussée 1m72 d'eau, l'Abattoir en a 30 cm. La nouvelle prison est baignée à une hauteur de 40 cm, les maisons ouvrières ne sont pas mieux partagées. Les feux de l'usine à gaz ont été éteints.

- A Tarbes, le pont détruit par l'inondation de 1875, aujourd'hui en reconstruction, est menacé ainsi que le pont du "chemin de fer (ligne Toulouse). La voie a été emportée à Sombrun et Villefranque. Les ponts de Horgues et Momères ont été enlevés par les eaux.

- Au confluent du Lot et de la Garonne, la digue du péage a été rompue, et plusieurs maison d'Aiguillon ont été englouties. Dans la majeure partie des cas, les habitants avaient eu le temps de fuir. L'inondation s'est étandue jusque dans les bureaux du journal d'Agen, où le rédacteur, qui s'apprêtait à décrire le fléau, a dû lui céder la place. Des maisons, qui avaient résisté aux inondations de 1875 et même de janvier 1879, se sont effondrées.

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L'Univers illustré du 08 mars 1879, N° 1250.

OURAGANS ET INONDATIONS

La tempête qui a sévi, le 20 février dernier, a causé plus d'un désastre dans nos départements du Sud et de l'Ouest, et a produit un grand nombre de sinistres dans la navigation côtière.

A Angoulême, à Niort, à Châlons, à Mâcon, à Agen, à Toulouse, à Périgueux, à Tarbes, des murs ont été éffondrés, des cheminées enlevées, des palissades de chemin de fer renversées, les arbres des promenades déracinés.

Dans le petit port de Fou(d)ras, aux environs de Rochefort sept chaloupes ont été jetées à la côte, et la force du vent a fait instantanément varier le niveau de l'Océan de 60 centimètres de hauteur. C'est à Bordeaux surtout que la tempête s'est déchaînée avec le plus de fureur. Pendant plus de sept heures, la ville a été assaillie par une affreuse bourrasque, mêlée de pluie, de grêle et de tonnerre. Dans la rade, les navires n'étaient plus en sûreté, et l'on compte vingt-deux bâtements ayant chassé sur leurs ancres ou leur mouillage ; plusieurs ont éprouvé de sérieuses avaries, entre autres l'Avo-Giuseppe, que représente une de nos gravures, et qui, après avoir eu ses chaînes de corps-mort brisées est allé se jeter sur la côte de Queyrie, ans qu'on pût lui porter aucuns secours. Beaucoup d'autres vaisseaux n'ont pu échapper à quelque désastre qu'en sacrifiant volontairement leur mâts.

Les digues de la Garonne s'étant rompues près de La T(F)resne, une inondation terrible a succédé à la tempête. En quelques minutes, les eaux, grossies par les pluies torrentielles de ces derniers temps, ont franchi le quai vertical et envahi la moitié de la ville. Les quartiers qui ont eu le à souffrir sont ceux de Paludate et de la Bastide-Cenon. Les maisons étaient à moitié envahies par les eaux : néanmoins il n'y a pas de malheurs à déplorer, grâce au dévouement des gendarmes et des troupes de toutes armes, qui se hasardaient à porter des secours aux inondés, tout en ayant de l'eau jusqu'à la ceinture. Le sauvetage a duré pendant toute la nuit du 20 au 21 FEVRIER. Les soldats pénétraient dans les maisons au moyen d'échelles, et la masse des eaux houleuses éclairées par la lumière rouge des toches présentait un coup d'oeil à la fois terrible et saisissant. L'administration a fait aussitôt distribuer des secours aux inondés, et le directeur de l'Alcazar a mis son théâtre à la disposition des réfugiés pour leur servir d'abri provisoire. Les dégâts sont considérables dans le département de la Gironde, à Barsac, Cérons, Preignac, Toulenne.

A Barsac, un grand nombre de maisons ont été complètement sous l'eau, et presques toutes les autres ont eu de l'eau jusqu'au premier étage. A Saint-Mexant, vingt-quatre maisons ont été emportées, et soixante-quinze personnes se trouvent sans asile. Le préfet  a envoyé aux inondés un grand bateau à vapeur et deux bateaux hirondelles qui ont pu parvenir jusqu'à la réole et porter secours aux habitations riveraines isolées.

Nous avons malheureusement encore à enregister bien d'autres calamités produites par les inondations.

Les eaux de la Somme ont été tellement hautes que la navigation a éprouvé de sérieuses difficultés.

Le niveau de l'Adour a dépassé de plus de six mètres celui des basses eaux, ce qui est le plus haut niveau du siècle.

La Sarthe, la Maine, la Loire, la Saône, la Marne, la Seine, ont grossi considérablement, par suite de la FONTE DES NEIGES et des pluies torrentielles. Depuis bien des années on n'avait eu une saison pareille.

SIMON DE V.

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Les CPA de 1904 témoignent d' inondations des allées de Boutaut à Ravezies, devant le restaurant les Aubiers. (limite Bordeaux, le Bouscat et Bruges où était le pont de Cracovie).

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LE GRAND HIVER 1709.

 (Sur un moteur de recherche tapez (le) grand hiver 1709 et vous trouverez une multitude de sites traitant de cet événement capital). Etant donné qu'il ne reste aucun témoin de cette période, tous les articles écrits sur ce sujet ne peuvent qu'être la bonne ? transcription par des paléographes de ceux qui nous ont été transmis, à tous gratuitement, par les observateurs de toutes les régions qui savaient écrire et raconter à cette époque.

Historia spécial N° 36 article de Marcel LACHIVER (Historien) : j'ai acheté cet article sur un site de vente de documents.

Hiver 1709 - Une vague de froid catastrophique - Moins 20° C à Paris, - 17° à Montpellier, - 11° C à Marseille... une brutale vague de froid surprend la France entière dans la nuit du 5 au 6 janvier 1709. Les fleuves gèlent, la mer se transforme en banquise, les récoltes sont perdues. Les franças meurent de froid et de faim. Le "grand hyver" reste gravé dans les mémoires comme une catastrophe sans précédent.

Les malheurs météorologiques sont de tous temps et de tous les pays. Les français de l'époque de Louis XIV, surtout ceux qui ont connu la seconde partie du règne ont souffert plus que d'autres du dérèglement des saisons. Pensons à la grande crise des années 1693 - 1694, marquées par deux étés pourris qui ont détruit toutes les céréales, la plus catastrophique qu'on ait connu sur le plan démographique. En deux ans, la France perd alors 1 300 000 habitants sur un peu plus de 20 000 000 d'âmes. En deux ans, la crise fait autant de morts que la guerre de 1914-1918 en quatre ans, et dans une France moitié moins peuplée. Cette surmortalité est bien connu, elle est le fait de la famine et des épidémies qui se répandent ; elle fait de la France un pays qui ressemble pour un temps au tiers monde, et la misère, sous toutes ses formes, est vécue au quotidien. Puis tout s'apaise ; les hivers rigoureux de 1695 et de 1698, la chaleur et la sécheresse de trois étés successifs, 1705, 1706, 1707, ne parviennent pas à menacer les récoltes. A partir de 1701, le pain est toujours bon marché et les laboureurs se plaignent de ne pas vendre leurs grains assez cher. L'hiver 1708 est d'une douceur infinie et, même si les récoltes de l'été sont médiocre, rien ne laisse présager un drame. Les Français passent la Noël 1708 au balcon (il fait 11° C à Paris) et tout le monde conclut que l'année 1708 a été une bonne année. Seule la guerre de Succession d'Espagne ouverte depuis 1701, apporte une ombre au tableau quand Lille tombe le 23 octobre 1708 . Mais rien ne paraît encore irréparable. Un observateur de génie, Louis Morin, médecin, botaniste et membre de l'Académie des sciences, va nous transporter quelques heures, du confort douillet du jour de l'an 1709 au plus sombre des drames. Cet homme qui, depuis 1676, relève tous les jours la température à un thermomètre pendu au tableau de sa fenêtre, voit tout à coup l'esprit du vin coloré descendre dans le tube clos. Alors que le 5 janvier 1709, il avait encore relevé 10,7° C comme température maximale, il note - 8° C dès le 7, - 16,3° C le 10, - 18,1° C les 13 et 14 janvier ; ces chiffres, déjà bas, doivent encore être abaissés de 3 à 5 degrés. Louis Morin faisant ses observations dans Paris à l'abri du vent et contre un mur. En fait, c'est entre - 20 et - 25° C que le thermomètre descend dans la région parisienne, et beaucoup plus sans doute si on veut bien gagner les régions de l'Est, du Jura et du Massif central. Cette brutale vague de froid, par vent glacial de nord-est, surprend tout le monde et recouvre toute la France en l'espace de 24 heurs ; Bordeaux, Montpellier, Marseille, seules villes pour lesquelles nous possédons des relevés de températures, sont touchées. Le 20 janvier, on relève - 25° C à Bordeaux ; le 11 janvier - 17,6°C à Montpellier ; le même jour, - 11,2° C à Marseille, et il faudrait encore abaisser de quelques degrés ces relevés pour tenir compte des températures en plaine. La vague de froid dure quinze jours et à Paris, où il fait encore - 8,9° C le 24 janvier le dégel apparaît brusquement le 25. Mais il gèle à nouveau plusieurs jours, du 4 au 8 février, puis encore du 22 février au 2 mars (-13,5°C le 24 février) et enfin vers la mi-mars (- 5,2° C le 14 mars), toujours au thermomètre de Louis Morin.

La première vague de froid, celle du 6 janvier, s'est heureusement accompagnée de neige : dès le 10, elle recouvre toutes les céréales en herbe, les protégeant contre le gel trop intense, car on sait que la neige est un excellent isolant thermique. Mais partout les rivières sont gelées et les voitures traversent sur la glace. A Paris, la Seine est totalement gelée dès le 9 janvier ; à La Réole, les charettes c hargées passent la Garonne du 13 au 25 janvier. La mer elle-même gèle, aussi bien l'étang de Thau sur la côte méditerranéenne que la Baltique sur plusieurs kilomètres de largeur.

Dans les maisons les moins bien chauffées, la situation est intenable, et on sait que les cheminées chauffaient mal tout en consommant beaucoup de bois, bois trop cher pour la majeure partie de la population. On gèle dans le château de Versailles, on gèle encore plus dans les chaumières où la température intérieure s'abaisse à -10° C. Les hommes ne sont pas les seuls à souffrir : "les animaux meurent de froid dans les étables", disent les chroniqueurs. Les oiseaux s'abattent, gelés, en plein vol ou cherchent à se réfugier dans les maisons et dans les églises ; les coqs perdent leur crête, les canards sauvages, les pattes gelées, se laissent prendre sur les plans d'eau. Les végétaux souffrent, comme les animaux. Tous les arbres fruitiers souffrent, tous les noyers, tous les oliviers de Provence et du Languedoc sont détruits et la vigne crève partout. A l'automne 1709, on ne récolte pas en France le vingtième d'une vendange ordinaire. Fort heureusement, en deux ans, la vigne peut fructifier si elle n'a pas été totalement gelée en terre. Le vin va manquer, c'est sûr, mais aura-t-on du pain , Déjà la récolte de 1708 a été médiocre et le prix du pain a commencé à augmenter dès octobre. Mais les terres ont été ensemencées normalement à l'automne et, au tout début de 1709, les blés sont déjà bien verts. Les paysans ne s'inquiètent pas et restent confiants. Pour les blés, la catastrophe se produit vers le 25 janvier, avec le dégel. Les blés gelés, déchaussés, ne peuvent être roulés comme on le fait ordinairement au printemps. Au 15 avril, il est clair que les blés ne repousseront pas. Tout le monde doit se plier à l'évidence et, très tardivement, le 23 avril, un arrêt royal autorise à ressemer "en orge, blé de sarrazin ou autres espèces de grains convenables à la saison présente". Se produit alors ce que les contemporains ont immédiatement appelé "le miracle de l'orge". Beaucoup d'orge de qualité, avec un rendement au moins triple de la normale, mais pas de blé, pas de sigle, pas de méteil, pas d'orge d'hiver. C 'est avec cette seule céréale qu'il va falloir tenir une année, c'est au pain d'orge que tous les estomacs vont devoir se plier.

En février 1709, le prix des grains poursuit sa montée, amorcée à l'automne précédent. La spéculation se déchaîne et le pouvoir ordonne le recensement des grains, recensement difficile parce que les propriétaires se dérobent, mentent, cachent leurs blés dans d'autres greniers et vendent en cachette. En de nombreuses villes, dès le 10 janvier, on allume de grands feux aux carrefours des principales rues pour que les plus démunis ne meurent pas de froid.(à suivre)

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Mon petit cousin, germain, en 1973 avait fait une étude de la population de Blanquefort de 1660 à 1799 et lorsque j'ai reçu dans ma boîte mail des récits sur cette époque dans diverses régions de France, je me suis et j'ai posé la question qu'en a t-il été à Blanquefort ? devant l'absence de réponse, j'ai repris le travail de mon cousin, s'il de désire je l'effacerai, mais sincèrement je pense qu'il mérite mieux que de rester sur un étagère sans être consulté.

"Au XVIIIe siècle, les conceptions sont à un très haut niveau jusqu'en 1707, mais ce mouvement est arrêté net par la grande crise de 1709/10. Cette crise est très marquée à Blanquefort, elle a des prolongements profonds et durables. Le mouvement le plus spectaculaire est la montée extraordinaire des décès : 253 sépultures en deux années (1709/10). La chute des conceptions est aussi remarquable : 84, au cours de ces deux mêmes années. En ce qui concerne les mariages, seule l'année 1709 voit une chute catastrophique du nombre des mariages : 2. Mais la reprise s'effectue dès 1710, où l'on note 17 mariages, chiffre supérieur à la moyenne annuelle au XVIIIe siècle.

On peut parler d'un véritable "coup d'arrêt" porté à l'expansion démographique de la paroisse, car, il faut attendre la décennie 1730/39 pour retrouver le niveau moyen des conceptions d'avant-crise. Au cours de la tranche 1700-1709, nous comptons 751 conceptions ; nous n'en dénombrons que 655 et 697 au cours des deux décennies suivantes, mais 1730/39, avec 794 conceptions dépasse le niveau d'avant-crise. Conséquence de la crise sur la nuptialité : l'arrêt ne dure qu'une année (1709) au delà, se produit un phénomène original, la reprise et la progression du rythme des mariages. Au cours des deux décennies suivant la crise, le nombre des mariages célébrés non seulement rattrappe, mais aussi dépasse très largement le nombre annuel moyen des mariages célébrés avant la crise : 208 mariages ont lieu entre 1710 et 1719, alors que l'on en comptait que 140 entre 1700 et 1703. La crise ne casse pas le rythme des mariages. Au contraire le niveau des mariages ne sera jamais aussi élevé tout au long du XVIIIe siècle que pendant la décennie d'après-crise.

La crise a des conséquences très importantes - à court et à long terme - sur les décès. Les deux années de crise sont très meutrières. Par contrecoup elles provoquent un affaissement de la mortalité au cours des cinq années suivantes : 223 décès, soit moins qu'au cours des deux années de crise (243 décès). A cet effet à court terme, s'ajoute une conséquence à long terme : il faut attendre la décennie 1740/49 pour retrouver un nombre moyen de décès supérieur à celui de la décennie d'avant-crise. Il y a donc baisse sensible du rythme des décès au cours des décennies d'après-crise."

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Tremblement de terre du 02.02.1427.

Le 02 février 1427, le jour de la Chandeleur, la terre a tremblé à Bordeaux, les voûtes de la cathédrale s' écroulérent sur les orgues et la plupart des maisons du quartier des salinières furent endommagées et durent être détruites ou reconstruites. Un tremblement de terre  de grande importance remontait vers l'an 580.

D'après le chroniqueur Grégoire de Tours : "Bordeaux éprouve un si considérable tremblement de terre que la ville se crut menacée d'une ruine complète ; ses murailles furent ébranlées jusque dans leurs fondements, le peuple épouvanté prit la fuite, des flammes sortirent de la terre et consumèrent plusieurs villages".