MATHILDE - 33 : La Chilienne

 

MATHILDE : "LA CHILIENNE"  

MATHILDE Marthe PERRIN née HOSTEINS-MERILLEAU - notre Grand-Mère maternelle avait vu le jour à Santiago au Chili.

"Ta grand-mère était née au Chili" me dit-on encore, avec l'air de me montrer une mouche dans mon verre de lait. Et, alors ?

 

Comme dans un bon nombre de familles nous avons des photos que nous ne sommes pas capables d'identifier.

Certaines de ces photos ont été prises en France (Blanquefort ?), d'autre à Siantago, au Chili, nous allons les insérer, peu à peu,  sous la rubrique, album photo "Chili". 

La plupart de ces photos datent de la fin des années 1800, si les personnes qui y figurent sont aussi dans de vieux albums de famille vous appartenant qu'elles soient en France ou au Chili ; veuillez avoir la gentillesse de nous le signaler.

ô Chili fort, souverain et puissant ;

le peuple né de toi est d'une telle lignée,

si plein d'orgueil, de force et de vertu, guerrière

que pas un roi sur toi jamais n'a pu régner,

pas plus que l'étranger n'a pu te dominer.

Alonzo de Ercilla (1533-1596).

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Le 10 décembre 2010, j'ai écouté sur France-Inter, un reportage de Claire Martin, à Santiago du Chili, au Chili, que vous pouvez réécouter sur le site de cette radio.

Pour des raison personnelles je le retranscris, mais je le supprimerai si la demande m'en est faite.

AU CHILI, 71% DES MOINS DE 14 ANS SONT VICTIMES DE MALTRAITANCE.

Soledad Larrain : " On continue de percevoir l'enfant comme étant la propriété des parents, des parents qui peuvent par conséquent exercer le type de discipline qui leur paraît le plus approprié."

Une discipline musclée exercée sur leur progéniture. Au Chili, 71% des enfants sont victimes de violences psychologiques ou physiques : c'est un récent rapport de l'Unicef qui révèle ces chiffres alarmants, dirigé par la psychologue Soledat Larrain.

Il confirme la tendance presque inchangée depuis 1994, date du premier rapport sur la maltraitance sur l'enfant au Chili publié par l'Unicef.

Une situation d'autant plus grave qu'elle laisse les autorités chiliennes indifférentes.

"J'y pense, puis j'oublie", ça pourrait être le refrain des gouvernements chiliens successifs, de droite comme de gauche. Tous les 6 ans depuis 1994, l'Unicef tire la sonnette d'alarme. Sur 4 enfants au Chili de moins de 14 ans, un seul est bien traité par ses parents. Le deuxième est victime de violences psychologiques : enfermé, insulté, moqué, boudé. Le troisième est victime en plus de coups sans gravité. Ses parents le brusquent, le baffent, lui tirent les cheveux. Quand au quatrième, c'est un enfant battu. Le chercheur Osvaldo Torres explique pourquoi.

Osvaldo Torres : "Dans notre culture, il existe un mépris pour la condition d'enfant. Nous n'avons pas dépassé l'idée que l'enfant est un objet, similaire à une pierre qu'il faudrait sculpter. Et comme toute pierre, il faut frapper fort pour bien la sculpter. L'idée que la punition corrige et éduque reste une méthode pédagogique et éducative valide".

Autrement dit, la société appouve. Les parents n'ont pas l'impression de commettre une erreur. Ce qui manque, c'est un changement de mentalité. Et pour la psychologue de l'Unicef Soledat Larrain, ça passe par des politiques publiques.

Soleda Larrain : "Il y a une absence de politique de prévention. Il faut davantage soutenir les parents au cours de l'éducation, travailler avec eux sur des formes alternatives de discipline parce que finalement, la grande majorité des parents reproduisent un comportement violent qu'ils ont eux-mêmes subi à la maison. Enfin, il faut une législation intégrale basée sur la Convention des droits de l'enfant."

Le Chili est le seul pays d'Amérique latine à ne pas avoir refondé sa législation sur la Convention des droits de l'enfant, alors qu'il l'a ratifiée en 1990. Elle date toujours du siècle passé. Non seulement il n'y a pas de politique de prévention des abus, mais il n'y a pas non plus de sanction à hauteur du problème. Près d'un enfant sur dix au Chili est victime d'agression sexuelle, selon le rapport de Unicef. José Andrés Murillo en fait partie. Ce philosophe de 35 ans a créé la Fondation pour la confiance.

José Andrés Murillo : "On a un système qui finalement, indirectement, protège les agresseurs parce qu'il met toujours en question la parole des enfants. On a beaucoup de lois pour protéger les banques, les entreprise... Tout le monde des adultes. Mais pour le monde des enfants, il n'y a pas beaucoup de législation, ni de protection."

Si les autorités promettent d'y remédier, elles considèrent généralement qu'il y a plus urgent.

Diaporama,

 Le desert des fleurs