Mort du physicien G. Charpak

 

Mort du physicien Georges CHARPAK annoncée le 30 septembre 2010.

Prix nobel en 1992.

Pour ma belle-fille et mon fils Docteurs ingénieurs chercheurs, respectivement en physique et chimie du solide.

Pour que les scientifiques soient aussi reconnus que les footballeurs.

Signe du temps : 8 H 30 grande partie de la revue de presse de France Inter sur Lilliane de Bétancourt, qui pose dans Paris Match, pas un mot sur la mort de Charpak, et si Zidane ou bien Johnny était mort que se serait-il passé ?

Les peoples sont montrés en exemples par la télévision et les journalistes qui tirent la société vers le bas. Actuellement, seuls quelques rares enfants seront intéressés par la véritable culture celle-ci n'étant pas valorisée.  Quand on gagne le mondial, il y a une foule de jeunes qui s'inscrivent dans les clubs de football, mais quand on obtient un prix nobel ? C'est important pour la société l'imagerie médicale, où serait Johnny actuellement sans elle ?

On laisse croire à notre jeunesse qu'il est  facile de devenir un footballeur mondialement reconnu, je ne sais pas si c'est l'argent qui intéresse plus les jeunes que le fait d'être reconnus.

Traitement du lapsus de Mme Rachida Dati par les médias.

J'ouvre la page d'accueil de mon ordinateur et pendant 2 jours j'ai le visage de cette personne qui s'affiche, d'ailleurs, elle n'est pas mise en valeur contrairement aux photos qui ont été prises d'elle au début de son mandat.

Le jour suivant j'écoute France Inter, ce lapsus est repris aux informations, puis le soir avec d'autres lapsus commis par des hommes politiques. Hier 1er octobre des auditeurs se sont plaints de la façon dont ce non fait avait été longuement traité. Il leur a été expliqué entre autres qu'étant donné le nombre de personnes qui avaient visionnées la vidéo sur internet, il fallait bien que les auditeurs soient tenus au courant. Nos humoristes ayant été limogés parce qu'ils gênaient les hommes politiques qui s'exprimaient après leurs chroniques, on peut penser que les journalistes s'essayent à l'humour pour combler un manque ?

Un soir de la semaine, j'ai vu sur France 2 David Pujadas traiter ce sujet, et nous avons eu droit aux images des hommes et femmes politiques faisant des lapsus (les mêmes que sur France Inter ?) sauf que pour certains nous les avions vu maintes fois. La France entière devait savoir et rire (ce soir-là France 2, exceptionnellement, avait pour mission de nous faire rire, d'une femme, dans ce monde si triste, c'est dommage qu'elle ne nous trouve pas un petit truc rigolo tous les soirs) et nous nous devions expliquer à nos jeunes enfants ce qui faisait rire la France, grâce au service public.

Mais, ce n'en était pas terminié, le 3 octobre M. Drucker, vautré, ricanant, toujours à la même place, sur son canapé de France 2, dans son émission "vivement dimanche" essayait de faire rire et ses invités serviles le suivaient en ce sens. Il racontait le fameux lapsus, toujours enrobé d'autres lapsus commis par d'autres personnages politiques. Est-il permis de penser que Mme Dati  en étant disgrâce, alors tout le monde peut rire de son erreur, les personnes de droite comme de gauche, pas pour les mêmes raisons, mais riions donc. En cherchant les racines des protagonistes, celles de Mme Dati, celles de M. Drucker, avec un esprit très mal tourné, on pourrait même faire de la politique, moins bon enfant qu'on veut bien nous la présenter. Ou alors heureux le simple d'esprit, il gagnera beaucoup d'argent, (les vilains ragots circulant sur son compte ne feront pas long feu) et le royaume des cieux en plus.

Tout compte fait, à environ une minute près la mort (sans l'image d'un Président ou d'un ministre faisant un commentaire pour l'honorer) de Georges Charpark aura fait un temps de diffusion égal à celui du lapsus de Mme Rachida Dati et de la mort de Tony Curtis, sur ses talons hauts, dans "Certains l'aiment chaud". Le français a juste besoin d'être réchauffé, c'est ce que nous avons appris de nos journalistes et qu'il aime le reçussé.

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PHYSICIEN FRANCAIS, PRIX NOBEL DE PHYSIQUE - Le monde vendredi 1er octobre 2010 -

1er août 1924 - Naissance à Dabrovica (Pologne) - 1931 Arrivée en France - 1948 Entrée au CNRS - 1959 Arrivée au CERN - 1968 Invention des chambres proportionnelles multifils - 1992 Prix nobel de physique - 29 septembre 2010 Mort à Paris - (à suivre)

GEORGES CHARPAK, mon père - Aujourd'hui en France vendredi 1er octobre 2010 -

Yves Charpak fils ainé de Georges Charpak répond aux questions Marc Payet

Extraits : Parlait-il parfois de son arrivée en France à 7 ans en 1931 alors qu'il venait de Pologne et de la guerre ?

Mon père nous disait qu'il était très reconnaissant à la France de l'avoir accueilli. Il était né dans un petit village du ghetto juif de l'est de la Pologne. A 15 ans en 1941, il a rejoint la Résistance sous le nom de Charpentier et a été arrêté puis déporté à Dachau. Il y a quelques années il a failli se retrouver apatride. L'administration lui demandait de prouver qu'il était français en amenant des papiers, or son village d'origine n'existait plus, évidemment. Un préfet compréhensif a dû faire un "faux" certificat. Mais mon père était extrêmement en colère. Il se demandait si notre pays n'était pas en train de trop se replier sur lui-même.

Comment a-t-il réagi le jour ou il a obtenu le prix Nobel en 1992 ?

On était avec lui à Genève, quand il l'a appris, et au début il ne voulait pas y croire. Puis, pendant toute une journée, il a littéralement plané. On l'a accompagné à Stockholm, lors de la cérémonie officielle. Il y avait des têtes couronnées pour lui remettre la plus haute distinction scientifique au monde ! Pour cet homme venu du ghetto, c'était un parcours totalement incroyable.

Quelle fut son évolution politique ?

Au début il était proche du Parti communiste, puis il a pris ses distances dans les années 1950. Dans les années 1990, je suis allé négocier avec les Russes sur certaines applications médicales de ses recherches. Son dernier combat était d'alerter l'opinion sur le danger de dissémination des armes nucléaires miniaturisées. L'avenir du monde lui faisait peur.

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29.08.2014 - Mort du Physicien Jacques Friedel à 93 ans, un des pères fondateurs de la science des matériaux.