EUGENE VARLIN - LA COMMUNE

EUGENE VARLIN - né le 5 octobre 1839 à Claye (Seine-et-Marne) et mort à Paris le 28 mai 1871.

"TANT QU'UN HOMME POURRA MOURIR DE FAIM A LA PORTE D'UN PALAIS OU TOUT REGORGE, IL N'Y AURA RIEN DE STABLE DANS LES INSTITUTIONS HUMAINES."

Quand j'ai acheté la carte postale où figurait la reproduction d'un dessin de Jean Richepin, j'étais loin de me douter que le portrait d'Eugène Varlin qui y figurait dans un angle allait m'amener aussi loin dans mes recherches sur ce personnage de premier plan pendant la Commune. Veuillez m'excuser de ma curiosité.

A Blanquefort l'usine Ford est implantée et c'est le lieu où travaille l'ouvrier syndicaliste Pilippe Poutou (NPA) candidat à la présidentielle 2012, cela fera partie de l'histoire de notre ville. Il me semble avoir lu qu'il y avait un lien entre Eugène Varlin et Philippe Poutou, c'est comme ça.

Eugène VARLIN est né dans une famille de pauvres paysans en 1839.

- Il entre en apprentissage chez un oncle relieur.

- En 1862 il devient artisan relieur à Paris.

- Il découvre et lit Proudhon et participe dès 1857 à la fondation des sociétés de secours mutuel des relieurs.

- En 1864-1865 il anime la grève des ouvriers relieurs parisiens avec brio et fonde la Société d'épargne et de crédit mutuel des relieurs dont il est élu président. Partisan de l'égalité des sexes il y fait entrer Nathalie Lemel à un poste élevé.

- Durant les années 1864 l'association internationale des travailleurs (A.I.T.) est créée. Eugène Varlin y adhère et participie avec son frère Louis et Nathalie Lemel à la première grève des relieurs

. 1865-1866, Il est délégué aux premiers congrès de l'A.I.T., à Londres et à Genève où il défend contre la majorité des autres délégués le droit au travail des femmes. La même année il crée la Société de Solidarité des Ouvriers Relieurs de Paris dont les status évoquent la nécessité de "poursuivre l'amélioration constante des conditions d'existence des ouvriers relieurs en particulier, et, en général, des travailleurs de toutes les professions et de tous les pays, et d'amener les travailleurs à la possession de leurs instruments de travail".

- 1867, création de la coopérative, LA MENAGERE.

- 1868, ouverture du restaurant coopératif, LA MARMITE. Celle-ci comptera jusqu'à 8 000 adhérents et fermera  qu'après la Commune.

- 14 novembre 1869, création de la Fédération parisienne des sociétés ouvrières, qui devient plus tard nationale et deviendra ultérieurement la CGT. Il crée la CAISSE DU SOU, pour soutenir les ouvriers grévistes.

- 1868-1869-1870, Varlin est arrêté et emprisonné plusieurs fois en raison des grèves poussées par AIT en France. En 1870, la section parisienne de l'AIT publie un manifeste contre la guerre. Eugène Varlin constitue des sections de l'Internationale à Lyon, au Creusot et à Lille.

- 1870, Il fuit en Belgique. Varlin jouit alors d'une énorme popularité auprès des ouvriers.

- Fin septembre 1870, il est nommé délégué du Comité central des vingt arrondissements, commandant du 193e bataillon de la garde nationale et devient membre du Comité central de la garde nationale. Révoqué de son commandement après l'insurection du 31 octobre, il s'occupe de l'alimentaion  des nécessiteux durant l'hiver du siège et devient secrétaire du conseil de l'A.I.T. pour la France.

- 18 mars1871, il s'occupe de l'état-major de la garde nationale.

- 26 mars 1871, il est élu triomphalement au conseil de la Commune, et nommé à la commission des Finances.

- 21 avril 1871, il passe à la commission des Subsistances.

- 02 mai 1871, il est nommé directeur des approvisionnements militaires. Au milieu des intrigues multiples et de l'indiscipline ambiante, il prodigue ses dons d'organisation et de parfait sang-froid.

C'EST LUI QUI ASSURE LA LIAISON ENTRE LA COMMUNE ET LES SOCIETES OUVRIERES.

Opposé au Comité de salut public, il signe le manifeste de la Minorité. Pendant la Semaine Sanglante, il se multiplie, essaie vainement de s'opposer au massacre des otages de la rue HAXO et se bat à Belleville.

28.05.1871, Reconnu par UN PRETRE, rue de la Fayette, il arrêté par le lieutenant SICRE;

ROUE DE COUPS ET LYNCHE,

DEFIGURE ET EBORGNE,

ON LE FUSILLE,

ASSIS.

31 ans 1/2.

L'héroïque Varlin, "l'honneur du prolétariat", reste l'une des plus pures figures de la Commune et du mouvement ouvrier français.