Quelques principaux employeurs

 

 QUELQUES UNS DES PRINCIPAUX EMPLOYEURS  DES CACHACAIS DANS LES ANNEES 70.

J'ai du mal à aborder ce chapitre de la vie de Caychac, ayant eu pour mère une "Sainte", d'ailleurs mon père disait toujours ta "Sainte Mère". Ma mère  sera jamais canonisée mais peu importe ! avec l'âge j'ai compris que bien souvent il y avait de grosses erreurs commises, souvent guidées par des intérêts divers, sur le respect, l'estime, l'admiration, l'affection qui étaient portés à tort à certaines personnes.

Il y avait des clans, des familles, des groupes et jamais grâce au franc parlé de ma mère ou autre jalousie ? ou bien différence ? nous n'avons jamais eu l'aide de qui que ce soit à Caychac quoi qu'il nous arrive. Mon père qui avait travaillé de 12 ans à 72 ans, nous disait philosphe et avec le bon sens populaire qu'il avait acquis durant les deux guerres, une longue vie et la connaissance de l'humanité : "fait du bien à Bertrand, il te le rend en chiant."

Un peu plus intellectuel, je peux citer le livre : "La traversée des catastrophes. Philosophie pour le meilleur et pour le pire", de Pierre Zaoui : manuel de survie. Editeur : l'ordre philosophique - Seuil

Les livres écrits par Chaterine et Henri Bret  "la vie religieuse" ou "les années sombres" sont des livres d'une grande valeur sociologique. Pour moi, ils démontrent les liens qui unissaient les habitants de Blanquefort et la manière dont ils se sont organisés, soutenus, aidés, depuis la guerre jusqu'au décès de Jean Pierre Delhomme. Si nous les regardons, actuellement ils ont fait fuctifié leurs terrains agricoles et sont devenus pour certains des notables.  Cependant comme Heni Bret aime les blanquefortais, j'aime les cachacais, mais avec pour ma part, une vision moins indulgente nos chemins ayant été très différents.

Les cachacais, étaient des gens qui vivaient de leurs cultures ou de leur commerces  jusque dans les années 1965. Les femmes travaillaient aidaient aux champs ou restaient à la maison, le manque de confort leur donnait un travail inimaginable pour les nouvelles générations.

Ceux qui n'avaient pas de vignes ou de champs partaient travailler à Bordeaux à bicyclette comme l'a fait mon père pendant des années ou prenaient le train à la gare de de Blanquefort souvent l'été, ils faisaient le trajet depuis cachac à pieds, en passant par le chemin des rossignols (Lavoir de Maurian).

Sur la place de l'Eglise de Caychac à partir de 5 h 30 du matin il y avait un bus qui attendait les hommes qui allaient travailler au port autonome.

Je ne pensais pas commencer par le Port autonome, mais Margot Olivier avait sont mari André et son fils Michel, ce dernier au retour d'Algérie qui y travaillaient et souvent elle me racontait qu'elle se réveillait à 5 h pour leur donner leurs gamelles, plus tard sa belle-fille y travaillera elle aussi. Je m'aventure à dire, mais c'est à vérifier que Monsieur BAS, voisin de Mathurin Olivier, rue du même nom, avait un poste élevé au Port Autonome et c'est lui qui a permis l'embauche de ses voisins. Il me semble que Mme et M. Coindre auraient travaillé eux aussi au port autonome.

Raymond Valet à Blanquefort (Conseiller municipal) : serrurier qui formait des apprentis avec sérieux et le goût d'un travail minutieux et parfait.

Paul Laporte  à Caychac : ambulances Saint-Expédit, il a employé son fils, sa fille, son gendre, et d'autres personnes soit pour conduire les ambulances ou tenir sa maison et s'occuper de ses petits enfants.

La boulangerie Berlan : Maxime Berlan faisait la livraison de pain et son épouse, Geneviève vendait le pain aidé par une personne de Caychac. Ils avaient été brisés par le décès de leur fils en 1948.

Les Châteaux, étaient de gros employeurs, tout est relatif, au grand Clâpeau, j'avais recencé 18 personnes en 1901, mais plus près de nous le Château Cambon employait du personnel de Caychac, de Peybois, de Linas et autres.

Il faut noter que la plupart des commerces étaient des affaires familiales qui faisaient vivre tout les membres de la famille. Reine Fillatreau, cafetière avec son mari, était aidée par sa belle-fille, très belle, à la superbe longue chevelure frisée et blonde. Les Martin Roger et Madeleine, boucherie-épicerie, aussi travaillaient en famille avec leur fils, Ricou et leur belle-fille, Jacky, Margot leur belle-soeur les aidait pour le linge. Les Camus épicerie café aussi étaient en famille avec leur fils et leur petite fille ? Les Contat maçons, le père avait appris le métier à un de ses fils, Guy qui exercera jusqu'au milieu des années 80 ?.

Les Forgerons de Peybois, Le Père Olivier (chasseur avec mon Grand-Père) et ses fils jean et Roger, au début de leur installation d'après Roger, il ont eu du mal à gagner leur vie. Dès que la situation s'est améliorée Roger est parti de la forge, il y était resté pour aider son Père, mais il n'aimait pas ce métier. La Forge a employé des personnes faisant partie de leur cercle de relation. Jean (Jeannot) Olivier gardera la forge et sera conseiller municipal et Roger préférera être ferrailleur, brocanteur où son goût des beaux objets pourra s'épanouir. 

Dans toutes ces familles le commerce était inclus dans la maison d'habitation.

La Marraine de ma mère, et cousine de ma de ma grand-mère Emilienne (Marguerite) Lecury née à Peybois, habitait une échoppe en face de la gendarmerie de Blanquefort, voisine de la famille Bret ? et travaillait à l'école d'agriculture, elle s'occupait du linge. L'été pendant les vacances elle ramassait des haricots verts qu'elle avait cultivés (à la tour du camp, Caychac) et qu'elle revendait. Parfois elle en donnait à ma mère, un régal ! Très jeune, j'ai aimé les haricots verts, ma mère en faisait des soupes avec des pommes de terre. L'été, l'après-midi, à bicyclette avec le petit fils d'Emilienne, et filleul de ma mère, J.C. P. nous allions à Peybois chez son arrière grand-mère, Marie Michel celle-ci avait ses champs de haricots verts aux Tuilières. Elle partait de chez elle (l'impasse de la rue Jean Mermoz, près de la maison de son fils Marcel. Il avait été gazé pendant la guerre 39-45. Sa fille Marthe habitait Parempuyre)  à pieds, courbée, vêtue de noir, tirant, sur la route caillouteuse, une carriole où s'entassaient, ses arrosoirs, ses outils, ses sacs en jute. Elle n'était pas loin de ses quatre vingts ans, une fois arrivée à ses champs, elle plaçait ses arrosoirs dans un trou plein d'eau au pied d'un saule, puis se mettait à ramasser ses haricots verts jusqu'à la tombée de la nuit. Elle les triait par grosseur, les entassait dans des sacs différents, puis de retour chez elle, les faisait tremper dans de grandes bailles d'eau. Le lendemain la coopérative venait les chercher pour les vendre au Marché des capucins.

Quoique l'on écrive par la suite la vigne n'était pas la seule ressource de Caychac-Blanquefort, l'agriculture y tenait sa place.

.... Pour ma part j'ai eu le bonheur, de connaître et de travailler avec Denise Sidaine, dont la famille fut un grand nom des Chartrons, et je suis très triste aujourd'hui, en décembre 2010, pour sa mémoire et sa famille dont elle parlait avec beaucoup d'affection. Fervente catholique, elle s'était rendue à l'Eglise de Caychac en décembre 1973. Nous aimions l'écrivain Gilbert Cesbron et je lui avais prêté son livre : "Ce siècle appelle au secours".

En apartéGibert Cesbron, homme de radio par ailleurs, a écrit en 1962, "Entre chien et loups". Si ma mémoire est bonne, cet ouvrage traitait de la non violence et de la torture en Algérie. Or, dans les années 2000, tout le monde (qui ?) sidéré a semblé découvrir la torture en Algérie et un procès retentissant a eu lieu.

LES ECOLES COMMUNALES

L'ECOLE D'AGRICULTURE

COLLEGE TECHNIQUE DU VIGEAN

LES P.T.T.

LES NOUVELLES GALERIES

LA POUDRERIE DE SAINT-MEDARD-EN-JALLES

L'USINE DE CHAUSSURES (sur les boulevards)

LA GARE

 En 1962, Rue de la Forteresse, le long de la jalle de Canterêt, à côté du Moulin qui leur appartient et du Lavoir, tous les trois du même nom, avec une vue sur la Forteresse de Blanquefort, l'usine de chaussures Mod8, s'est installée. Mod8 a été une source d'emplois pour de nombreux blanquefortais.

Vers 1963-1965 la S.N.E.C.M.A. dans la toute nouvelle zone industrielle.

LE COLLEGE D'ENSEIGNEMENT GENERAL

LE COLLEGE D'ENSEIGNEMENT MENAGER

CAMPING-GAZ (il faut que je vérifie les dates)

FORD (le Maire était encore M. Duvert donc avant 1971)

LA MAIRIE DE BLANQUEFORT

LA MAISON DU PAYSAN