LE TEMPS DES "CROULANTS"

 

J'étais devant mon poste de télé et j'écoutais parler Guy Carlier, soudain il a évoqué la génération âge tendre et tête de bois et des parents appelés par leurs enfants : "les croulants", c'était avant les "ancêtres", les "vieux" etc.

EVOLUTION PAR ANNEES :

1963 - Au collège les bas ont laissé place aux collants. Dans la cour de récré on a commencé a parler de Sheila, mais quelques temps auparavant la prof de musique pestait contre la façon de chanter de Dalida. Un fossé comme il n'avait jamais existé avait commencé à se creuser entre les parents et les enfants des classes populaires, l'autorité des parents était mise en brèche par une jeunesse éprise de liberté et de nouvelles expériences.

Le texte sera à temps perdu, car écrire demande du travail, donc sur facebook j'ai lu un passage écrit par JDT auquel j'adhère complément, plus tard j'y ajouterai mes propre observations de cette période.

JDT : "J'avais 15 ans en 1969, tout le monde en avait marre du "généne". Le ministre de l'information avait une ligne directe avec la télé. Aux présidentielles De Gaulle ne voulait débattre avec personne. Il y avait le SAC. Les valises de billets arrivaient au parti du président sans aucun contrôle. L'économie marchait bien certes mais c'était les 30 glorieuses et la France était encore un grand pays mais la société était cadenassée à double tour."

Moi j'avais 22 ans et l'impression d'étouffer dans ce Bordeaux gris et immobile avec pour paysage les hangars des quais et l'entrée du cours de la Martinique que je trouvais laid et écrasant. Rien ne bougeait notre jeunesse avait l'air d'être fixée pour l'éternité entre les religieux et les règles la société bougeoise qui régnait depuis le XIXème siècle sur la ville. On savait comment il fallait être, dire, penser dés l'enfance et mon angoisse était de ne rien connaître d'autre  qu'il ne se passe rien durant toute ma vie. Tout était tellement figé.

1967 - La télévion passe à la couleur le 1er octobre 1967 à 14h15 en direct du Studio 13 des Buttes-Chaumont à Paris. La carrière de Michel Drucker débute en 1964.