Jeux d'enfants

 

Aux enfants croisés dans le village et certains perdu de vue mais non de mémoire : Les enfants Lacoste, Anne-Marie qui pleurait tout le temps sans que l'on sache pourquoi, son frère Gérard et leurs nombreux frères et soeurs, il vivaient dans deux pièces dans la maison de Pierrette Dubourdieu. Leurs parents, une fois partis de Caychac ont fait l'objet d'un article dans Sud-Ouest, lorsque le père a tué la mère (dans un bois du Pian ?) et s'est suicidé ensuite.

Pierrette Gastaud, que je rencontre encore, et ses demi-frères et soeurs, les enfants Poyet dont Marie-France, qui vivaient à l'exigu dans des pièces au sol en terre derrière le lavoir, mais c'était une autre époque ?

Rue Mathurin Olivier, dans la longue maison basse qui jouxtait la maison des Olivier vivaient les Grands Parents Bas, leurs enfants et leurs petits enfants. Trois enfants de leur fils, dont Chantal et Patrick Menant du côté de leur fille. Nous avons joué quelques temps dans les bambous.

Serge Tisné, enfant, voisin de Guy Comtat, fut devenu adulte un des meilleurs éléments de la "boule caychacaise".

Il y avait deux catégories d'enfants :

Ceux qui aidaient la famille et ceux qui jouaient. Les petites caychacaises ne traînaient pas dans les rues comme moi, dès l'âge de 6 ou 7 ans elles participaient à l'entretien de la maison et aux courses. Quelques  petits garçons travaillaient aux jardins ou aux champs. Je ne faisais rien de spécial, mais en fait, j'ai assuré la fonction durant quelques années de "gardienne, animatrice de vacances" de mes 3 cousins. Tâche peu valorisante parce que, considérée comme normale ; un jeu d'enfant.

LA FINE EQUIPE

Il y avait les trois Bernard, Guy, et les jumeaux Claude et Jacques, Philippe Olivier et ses deux neveux les Lambert (Charentais), Christian Cels, mes cousins, Michel, Annie, Jaky et moi. Nous avions deux mois et 1/2 de vacances à occuper.

Ma tante avait amené son poste de télévision de Bordeaux, mais bizarrement, elle ne fonctionnait pas bien du tout dans la fin des années 60 à Caychac, surtout dans la journée, le son était mauvais et les images déformées et zébrées. (à suivre)

A 7 ans, mes parents m'avaient envoyée en colonie de vacances avec le comité d'entreprise de Marie-Brizard à Taussat, pour le changement d'air. Pendant ce mois de juillet 54, j'avais fait beaucoup de marche dans les rues du bassin et appris aussi beaucoup d'activités, ainsi que des chants typiques des colonies de vacances que j'ai retransmis à mes cousins.  

LE TOUR DE FRANCE

Nous jouions souvent au tour de France, c'était épatant d'être quatre : 2 filles, 2 garçons donc 2 équipes.  Nous nous installions dans l'allée centrale du jardin de la grande maison derrière l'église entre les massifs de marguerites. L'aîné de mes cousins traçait un circuit au petits oignons, avec  bas-côtés applatis  aux endroits stratégiques pour dérailler, des monticules, des creux, des virages près de l'arrivée. Quand notre agathe avait le malheur de dérailler il fallait la remettre au  départ ! Mon cousin sortait toujours vainqueur de cette épreuve et n'avait pas le triomphe modeste ! Nous les filles, ça  nous était un peu égal. Cependant,  les vélos ont eu une grande importance dans nos jeunes années d'abord, comme moyen de nous déplacer dans Cachac mais aussi comme spectacle des après-midi  d'été à la télévion dont le prologement était le jeu de billes, remplacées sur le circuit par de petits cyclistes métalliques.

J'ai relevé un passage dans ce livre parmi beaucoup d'autres, qui rappellera des souvenirs à mon cousin, s'il me lit ce qui n'est pas certain et d'un côté tant mieux. Mais je pense que beaucoup d'autres aimeront ce passage s'ils ne le connaissent pas.

Extrait du livre : "L'Homme qui m'aimait tout bas" d'Eric Fottorino - Folio -

"Ma main tâtonnant dans une semi-obscurité, j'ai retrouvé là mes petits coureurs de métal. Un enchevêtrement de cyclistes en fer, la peinture des maillots et des cuisses écaillée, mais cependant reconnaissables, rescapés d'un peloton fantôme. Alors mon coeur s'est mis à battre. J'entends soudain le claquement sec des dés sur le carrelage de la maison de Nieul-sur-mer, et le socle de mes coureurs qui résonne, tic, tic, tic, course contre la montre, contre le temps qui passe. Pas un ne manque à l'appel. Je souffle sur leur dos pour ôter la poussière. Je me souviens de tout, du nom de chacun, le maillot Gan Mercier de Poulidor (en danseuse) et celui de Zoetemelk (bien assis sur sa selle), le maillot réglisse barré de noir d'Eddy Merckx, le bleu rayé de rouge de Roger De Vlaeminck, le petit rouge Sonolor de Van Impe et le bleu à épaulette jaune de José Manuel Fuente, le Bic orangé de Luis Ocaña (et sa réplique en jaune, dos arqué de chat qui feule). Quelle émotion soudain, dans le calme de la maison, un rayon de soleil transperce les nuages et vient illuminer l'acier de bicyclettes miniatures, les pompes grises, les guidons, minuscule amas de ferraille qui me prend au ventre. Mon père entrait dans le couloir après le travaile et me demandait "Qui gagne ?" en prenant soin d'éviter mes coursiers égrenés sur les carreaux noirs et blancs comme les perles d'un collier. Je ne savais pas qu'ils étaient là, ces témoins d'enfance, plus froids qu'une peluche et pourtant si doux à ma mémoire. Une scène d'Amélie Poulain me revient, quand un homme se voit remettre une boîte remplie de ses souvenirs d'enfant, avec un petit coureur métallique. Un personnage dit que l'amour c'est comme le Tour de France, on l'attend longtemps et il passe vite. Il suffirait de peu de chose pour les faire revenir à la vie. Un jet d'eau tiède rapide, un coup de chiffon sec. Quelques petits tubes de peinture de maquette pour reveiller le rouge du maillot Flandria de Rick Van Loy, le bleu ciel des Gan Mercier, le jaune qu'à cette époque j'attribuais de préférence à Thévenet. Il suffirait d'un coup de dés sur le carrelage noir et blanc de la vieille maison et tout recommencerait pour de faux."

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Le 14 décembre 2011, Raymond POULIDOR dédicaçait son livre au magasin Auchan au Lac à Bordeaux, je l'ai vu. Les lecteurs étaient nombreux à l'entourer. Il y avait une majorité de femmes, étaient-elles intéressées par le cyclisme ? voulaient-elles faire des cadeaux ? toujours est-il qu'elles échangeaient des souvenirs avec lui.

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Le feu d'artifice qui avait lieu à l'emplacement du stade Jean-Pierre Delhomme (à suivre)

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Ma mémoire est très incertaine sur ces sujets.

Avant les cinq jours de Blanquefort sur les terrains de Ford au début, avec les cascadeurs en 1971 environ.

Avant les 24 heures de Solex à Caychac.

Avant les 6 heures de 2 CV il y a eu : les vachettes avec une coquarde sur le sommet du crâne. L'endroit ou avait lieu cette manifestation est incertain. Peut-être où est contruit actuellement le centre d'apprentissage agricole, ou sur les terrains qui étaient libres, autrefois, le long de la façade du mur de Fongravey ?