TEMPS DIFFICILES 13.01.2012

 

LE 13 JANVIER 2012 NOUS AVONS PERDU NOTRE TRIPLE A.

La perte du triple A. est un évènement significatif dans la vie de la société française, et blanquefortaise, cette date restera dans l'histoire de la France, c'est pourquoi je retranscris l'éditorial de Nicolas DEMORAND paru dans LIBERATION du 15 janvier 2012. Cet éditorial a fait l'objet de la revue de presse d'Yvan Levaï, le 14 janvier sur France Inter, ce qui a retenu mon attention.

MACHOIRES

L'exorbitant pouvoir des agences de notations s'est encore une fois dévoilé dans sa puissance intacte. Il faut le dire et le redire tant que cette anomalie démocratique durera : penser que les agences de notation puissent pospérer après tant d'années de crise et d'amateurisme, que les Etats tremblent encore devant elles au lieu d'en réformer le fonctionnement et d'en casser l'influence défie l'entendement des citoyens les plus équilibrés. Et achève de les convaincre que les politiques n'ont décidément plus le pouvoir. Dans de contexte, se lamenter sur la montée du populisme, c'est ajouter l'hypocrisie à l'aveuglement.

Reste que la prophétie autoréalisatrice s'est réalisée. Et que ce pouvoir de notation, symbolique, fondé sur le vent, liré de nulle part, ne procédant d'aucune légitimité, va désormais exercer son emprise de plomb.

Après la défense désespérée du triple A, la récupération du Graal se paiera également au prix fort. Et selon les mêmes recettes : rigueur, coupes budgétaires, restriction du périmètre de l'Etat, abscence de croissance...

Sur le plan politique : réduction du champ des possibles au sinistre "il n'y a pas d'alternative".

La mâchoire pour anesthésier toute forme de pensée est en place. En France, elle n'attend que la présidentielle pour se déployer.