Portal Pierre-Barthélemy

 

PORTAL Pierre-Barthélémy d'Albarèdes.

Né le 30 octobre 1765, à Montauban dans le quartier Albarèdes. (Tarn et Garonne). Chef d'une maison d'armements à Bordeaux en 1789. Juge au tribunal de commerce de Bordeaux, puis président entre 1811 et 1832 et maire de Bordeaux (dates ?). Nommé Maître des Requêtes par Napoléon en 1811, puis restitué à ce poste par Louis XVIII en 1813. Ministre de la marine et des colonies de 1818 à 1821. Mort le 11 janvier 1845 à Bordeaux.

Il faut distinguer les membres de cette famille car leur oeuvre est nettement différente. C'est regrettable que seul le patronyme, Portal, soit employé ce qui fait que nous ne savons pas précisément auquel nous devons nous référer.

J'en énumérerai, ici, quelques uns qui ont fait des oeuvres remarquables. (à suivre)

Sud-Ouest du 3 mai 2010

"Le cours Portal débaptisé"

"Un autocollant recouvre depuis peu la plaque qui fait l'angle du cours Portal et du cours de la Martinique, au niveau d'une des innombrables banques qui fleurissent aux quatre coins des Chartrons. L'inscription "cours négrier" revêt un caractère militant renvoyant au XVIII ème siècle où le commerce portuaire battait son plein dans le quartier. On y faisait commerce de vin mais également d'esclaves. Cette question du passé esclavagiste de la ville fait l'objet d'un vif débat à Bordeaux."

Je peux citer le nom de : Victor SCHOELCHER (1804-1893). Homme politique, qui, ayant voyagé aux colonies, se fit l'apôtre de l'abolition de l'esclavage qu'il réalisa  le 27 avril 1848, lorsqu'il fut ministre de la Marine (des colonies) du gouvernement provisoire. (il n'a pas fait d'investissement immobilier, à Blanquefort).

Dans le livret Blanquefort... 3 000 ans d'histoire. Texte d'Alain Tridant, édition de 1981, nous pouvons lire : "En 1821 le domaine Breillan fut acheté par le Baron Portal, négociant armateur bordelais, homme politique avisé sous le règne de Napoléon Ier puis Ministre de la Marine Nationale, totalement annihilée par Napoléon Ier, Propriétaire de Breillan. Il fut maître d'oeuvre d'une campagne de travaux afin de rénover le château" .

Armoiries de la famille Portal reproduites en relief sur une pierre de la tour sud du Château Breillan : "d'argent au lion, de sable, au chef d'azur chargé de six étoiles d'or, trois et trois". (description d'une photo d'A.T. 1988)

 

Campagne nationale pour débaptiser les rues de négriers

extrait : "Nous proposons une réflexion commune et générale sur la signalétique urbaine, les noms de rue, à Nantes à Bordeaux, La Rochelle et Le Havre, qui "honorent" souvent armateurs et financiers, s'étant enrichis dans ce commerce florissant devenu - crime contre l'humanité".

En effet, l'existence de ces rues pourrait être qualifiée d'apologie de crime contre l'humanité laquelle consiste " à décrire présenter ou commenter une infraction en invitant à porter, sur elle, un jugement moral favorable - et se traduit par l'éloge fait en public ou par la voie de la presse de certains agissements légalement qualifiés de crimes déjà accomplis ou susceptibles de l'être :

Faut-il débaptiser ces rues ? Ou faut il y adjoindre une plaque explicative ? Ou autre proposition ?

A Bordeaux, nous avons les lieux : rue Baour, Cours Balguerie, Cours Portal, rue Saige, rue David Gradis, rue de Gramont, Place Lainé, rue Colbert, rue de la Béchade, rue Betman, rue Féger, Place Ravezies, rue Daniel Guestier, Place John Lewis Brown, rue Emile Pareire, rue de Kater, place Johnston, rue Fonfréde, rue Bonafé."

BLANQUEFORT ET SA REGION A TRAVERS LES SIECLES 

                            Guy DABADIE

Diplômé de l'Académie Nationale des Belles-Lettres de Bordeaux

                               BORDEAUX

                     IMPRIMERIE RENE SAMIE

                          21- 23, rue Teulère

                        CHATEAU BREILLAN

Achevé d'imprimer le 29 novembre 1952, de nombreux blanquefortais font partie des souscripteurs de cet ouvrage.

Le château Breillan ou la Salle de Breillan se trouve à la limite des communes de Blanquefort et du Taillan. On ne connaît pas la date de sa première constuction, mais tout laisse à penser qu'il s'agit de la fin du XIIIe siècle ou du début du XIVe.

En effet, à cette époque-là, Breillan est signalé comme étant sous l'obédiance du seigneur de Blanquefort et les deux tours encadrant la porte d'entrée du parc présentent les caractéristiques de cette époque. D'autre part, on découvrit, vers 1830, derrière l'ancienne chapelle (transoformée depuis en salon), un fer de poignard, puis dans un champ potager, une pièce d'argent à l'effigie de Edouard III d'Angleterre, ce roi qui vint se reposer à Blanquefort en 1287 et 1289.

D'autre part, une archive du 5 février 1315 nous parle d'un accord entre le chapelain de Blanquefort et les gens de Breillan touchant certaines questalités et autres droits dont ils s'étaient prétendus exempts.

"Par sentence d'arbitre, ils sont condammés et leur bon gré s'obligent à payer et rendre à perpétuité au doyen, cinq sous d'export et 33 livres bordelaises de cens annuel dont ils assignent la garantie sur leurs biens, maisons, terre et vignes.

Le château fut rebâti en partie au XVIIe siècle. La façade Est en est la plus ancienne, avec son pignon XVIe. La façade Sud est plus moderne, d'imitation Renaissance. Dans la façade Nord, la tour fut réparée au XVIIe siècle avec une imitation de mâchicoulis.

Breillan fut ensuite réparé vers 1815 ; puis au début de notre siècle, il subit des modifications assez importantes.

Il appartint à plusieurs grandes familles du Bordelais. La première connue est celle de Vaquey de Salleboeuf (XVe siècle), puis celle de l'illustre Montaigne qui le posséda durant près de deux siècles.

Il passa ensuite entre les mains de M. de Gaufreteau, président du parlement de Guyennne.

Deux archives retrouvées nous signalent que, le 31 juillet 1477, le chapitre de Saint-André céda ses droits sur le cornau de Breillan en faveur de Martin Bacquey pour 25 livres de rente, et, en 1543 et 1582 deux procès au sujet du précédent accord.

Plus tard les famille O'Connor, ancienne maison d'Ecosse, qui suivit Jacques II en France, vint s'y établir.

Par succession, il revint à la famille Lynch.

Mais la révolution dont il eut peu à souffir d'ailleurs.

Lorsque la famille Lynch mit son domaine en vente, M. de PORTAL, de Toulouse, un des descendants d'une des plus vieilles familles du Midi de la France, était en Angleterre où il avait des sommes considérables engagées dans une maison de commerce.

Il écrivit au chef de cette maison pour acheter une propriété. Celle de Breillan fut acquise sous le nom de ces négociants.

Mais, à la suite de la loi sur les émigrés, M. DE PORTAL, rentré en France, fut poursuivi et se cacha dans Paris.

Toutefois, Breillan ne fut pas confisqué. On se contenta d'enlever les girouettes du château et de gratter grossièrement les fleurs de lys semées sur champ d'azur qui ornaient les murs de la chapelle.

En 1814, Breillan, situé près du "Camp des Anglais" devint hôpital pour les troupes d'outre-Manche.

Mais le domaine étant fort peti et le châteu quelque peu délabré, DE PORTAL décida de l'agrandir et voulut acheter une des plus belles terres du Médoc. Il écrivit à l'ancien propriétaire, émigré, et lui demanda s'il voulait ratifier la vente.

"Dans ce cas, Monsieur, ajoutait-il, veuillez me fixer la somme dont je vous serai redevable.

" - Monsieur, répondit le propriétaire, je préfève votre procédé à votre argent.

" J'ai l'honneur d'être votre très obéissant et dévoué serviteur."

Il acquit alors des métairies, des bois et des prairies, et s'y fixa définitivement.

Ce baron de portal, PIERRE-BARTHELEMY D'ALBAREDE, fut ministre sous Louis XVIII et Charles X et pair de France.

Breillan fu érigé en majorat-pairie alors qu'il appartenait au FILS DE M. DE PORTAL, PROPRIETAIRE DEPUIS LE 11 AOUT 1836.

Un Portal fu précepteur du Prince de Galles, futur George III. D'ailleurs, cette famille est aussi connue en Angleterre où une de ses branches est établie depuis 1683.

Le domaine s'agrandit, au siècle dernier, de terres provenant de Pey-Astruc, acquises par le cardinal-archevêque de Bordeaux.

Les vins de Breillan furent toujours appréciés. Au XVIe siècle il portaient l'appellation de "Clos de Montaigne" ; depuis la fin du XVIIIe siècle, celle de "Clos du Cardinal", en souvenir de leur possession par le chapitre de Saint André de Bordeaux au XIIIe siècle.

Au XVIIIe siècle, ces vins étaient classés comme deuxième grand crû du Médoc.

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FAIRE PART DE DECES :

DE MONSIEUR CHARLES, LOUIS, GASTON, MARQUIS AUDIFFRET, envoyé à Monsieur ARNAUD DE PICHARD, 46 cours d'Albret BORDEAUX

Cet envoi est raturé et l'on peut voir que primitivement il été adressé aux soins de M. de PICHARD à Blanquefort, le tampon de la poste étant de ce lieu : le 09.05.1878. 

Ci-dessous la famille du défunt parent avec LE BARON DE PORTAL :

Le Comte et la Comtesse d'Audiffret, le Comte et la Comtesse du Maisniel, le Comte et la Comtesse de Coral, Messieurs Gaston, Jean, Pierre, Paul et Hugues Michel d'Auffret, Mesdemoiselles Rose-Marie Madeleine  et Lucile d'Audiffret le Conlonel Baron de Berthois, Mademoiselle Lucie du Maisniel, Messieurs Gaston, Pierre, René, Paul et Jacques de Coral, Mademoiselle Marie de Coral, Messieurs Pierre et André de Berthois, Mademoiselle Amélie de Berthois, la Comtesse d'Audiffret, la BARONNE DE PORTAL, le Duc et la Duchesse d'Audiffret Pasquier, le Comte Henry d'Audiffret, le Colonel Marquis et la Marquise d'Escayrac-Lauture, Monsieur et Madame de Boulanoy, LE BARON DE PORTAL, Monsieur et Madame Conrad Jameson, Monsieur et Madame de Gervain, le Marqui d'Audiffret Pasquier, Le Marquis et la Marquise Imécourt, le Comte et la Comtesse de Néverlée, Monsieur Herni de Boulanoy, Monsieur et Madame Robert de Devise, Monsieur Rober Jameson, Monsieur Pierre de Gervain, Mademoiselle Lucie de Gervain, le Comte et la Comtesse Victor de Chérisey, la Marquise Douairière de Chérisey, le Marquis  et la Marquise de Chérisey, Mademoiselle Aglaé de Chérisey, le Colonel Comte et la Comtesse Gérard de Chérisey, Le Comte et la Comtesse Louis de Chérisey, Mademoiselle Gabrielle de Chérisey, Le Vicomte et la Vicomtesse de Fontanges, le Marquis et la Marquise de Grasse.

       Ont l'honneur de vous faire part de la perte douloureuse qu'ils viennent de faire en la personnne de

      Monsieur CHARLES, LOUIS, GASTON, MARQUIS D'AUDIFFRERT,

Grand Croix de la légion d'honneur, Grand Officier du Médjidié, Commandeur de l'ordre de Pie IX, Président honoraire à la Cour des Comptes, Membre de l'Institut, Président de la Société Générale de Crédit Industriel et Commercial, ancien Conseiller d'Etat, ancien Pair de France, ancien Sénateur, etc...

Leur père, beau père, grand père, arrière grand père, beau frère, oncle, grand oncle, arrière grand oncle, cousin germain et cousin, décédé en son domicile à Paris, 5 rue Royale le 19 avril 1878, dans sa 91ème année, muni des Sacrements de l'Eglise.

Priez pour lui !

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Charles Louis Gaston Marquis d'Audiffret  est né le 10 octobre 1787 à Paris et mort le 19 avril 1878 à Paris. Il est le fils de Louis Guillaume Joseph François, chevalier, Marquis d'Audiffret, seigneurs de Layet, Passins et Tours (propriétaires de plusieurs châteaux), Artas et autres...Colonel de cavalerie, il appartient à une illustre famille de la vieille noblesse dauphinoise et provençale. Oncle du duc Gaston d'Audiffret-Pasquier, IL EPOUSA LA FILLE DE PIERRE-BARTHELEMY PORTAL D'ALBAREDES.