POIVRE : Le Mauricien ?

 

ASSOCIATION POUR LE MECENAT CHIRUGIE CARDIAQUE

J'avais lu que PPDA participerait au contre la montre, Bordeaux-Pauillac, pour soutenir l'action de l'Association Mécénat Chirurgie Cardiaque. Cette association fait opérer en France des enfants atteints de malformation cardiaque et leur donne ce que la nature ne leur avait pas offert à leur naissance, la santé.

J'ai décidé d'aller le voir passer à Caychac, et pour ce faire je m'étais postée avenue du Général de Gaulle entre les rues abbé Raby et Rincazaux et j'ai attendu, vers 10 h 30 un groupe de cyclistes au maillot blanc imprimé de coeurs rouges est passé devant moi. Un instant j'ai crû que PPDA était passé et que je ne n'avais pas vu, mais quelques secondes plus tard, il fit son apparition, calme, détendu, disponible, je lui ai crié "bravo !!!" ne sachant quoi dire. Il s'est tourné de mon côté et a souri, simplement, avec humanité.

C'était "l'instant parfait". Tout le monde a l'impression de le connaître, c'est un homme public généreux. Mais, personnellement, ma famille ayant été propriétaire du château du Grand Clapeau j'avais fait des recherches sur les précédents propriétaires dont les noms étaient notifiés dans des actes notariés.

Ces propriétaires étaient originaires de l'île Maurice, leurs noms : Lise Chauvot (propriétaire des châteaux de Campot et du Grand Clapeau), mère de Jean François Joseph Elysée Aviragnet époux de Lucie Hippolyte Anaïs de Ravel, de l'argentière (tous deux aussi propriétaires du Grand Clapeau). Cette dernière était l'arrière-petite-fille de Pierre de Ravel de l'Argentière (1709-1784), la petite-fille de Claude François Philibert de Ravel de l'Argentière (1745-1810). La veuve de Jules Charles René Bourgault du Coudray fils de Pierre René Bourgault du Coudray (1780-1850). Tous ces anciens habitants de l'île Maurice étaient sinon "cousins", congénères de la famille de Jacques et Pierre Poivre sur l'ile Maurice.

"... Toutes ces personnes qui ont eu le bonheur d'aimer l'île Maurice, et qui mauriciens comme moi-même, continuent à l'aimer" Henri Maurel.

A cet instant là, j'étais le point de jonction, je le savais et j'ai eu le fantasme que M. Poivre en avait la perception fulgurante et que nous nous reconnaissions... pour nous être rencontré dans des univers lointains. 

Il a continué vers le Pian-Médoc, et là aussi, il était possible qu'il soit en "famille"... 

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Selon la famille de Patrick Poivre d'Avor, Pierre Poivre serait le frère de Jacques Poivre, tous deux leurs ancêtres à des degrés différents. Ces deux membres de leur famille ayant vécu sur l'île Maurice.

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PIERRE POIVRE

Voyageur, botaniste et administrateur colonial (1719-1786)

Né en 1719, à Lyon (France), dans une famille de commerçant aisée, Pierre Poivre a fait ses études à Paris, au séminaire des Missions étrangères. En  1741, il s'embarque pour la Chine pour participer à son évangélisation. Pendant deux ans. Pierre Poivre séjourne à Canton où après un séjour en prison, il devient un protégé du vice-roi qui l'autorise à visiter l'intérieur du pays. Il s'installe ensuite en Cochinchine.

Sur le chemin du retour en France, Pierre Poivre est blessé (il perd un bras) et capturé par un navire anglais (1745). Pendant son séjour à Batavia, il découvre la culture de la girofle et de la noix de muscade. En 1746, à Pondichéry, il fait la connaissance de Bertrand François Mahé de la Bourbonnais et gagne l'île de France (aujourd'hui l'île Maurice) en 1743, où il fait acclimater des muscadiers et des girofliers, transportés clandestinement, en les confiant ) Jean Baptiste Christian Fusée-Aublet (1720-1778) directeur du jardin d'essai de l'île de France.

Pierre Poivre est de retour à Lyon en 1756 et reçu dans différentes académies. En 1766, il est nommé intendant des îles de France (l'archipel des Mascareignes). Il débarque à Port-Louis en 1767 avec sa toute jeune femme, Françoise. Bernardin de Saint-Pierre, de passage dans l'île en tombera amoureux et pensera à elle en écrivant Paul et Virginie.

En 6 ans, Pierre Poivre impulse un véritable développement des futures îles de la Réunion, Maurice et même des Seychelles, où il organise des plantations. Il créé dans sa propriété de Mont-Plaisir, le fameux jardin de Pamplemousse, l'un des plus beaux jardins botaniques du monde. Pierre Poivre, au nom prédestiné, a introduit à Bourbon (Réunion) : le giroflier, le letchi, l'anis étoilé, l'avocatier du Brésil... A l'île de France (Maurice), il a introduit l'imprimerie, a acclimaté le giroflier, la muscade, le poivre, la cannelle... C'est lui qui brise le monopole du commerce des épices tenu par les Hollandais.

Pierre Poivre est de retour à Lyon en 1772 avec sa femme et ses deux filles. Il y meurt en 1786. Son oeuvre colonisatrice reste dans les mémoires, mais on sait aussi qu'il a critiqué l'esclavage et les outrances du colonialisme.

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