Vie catholique

Les "BLUETS"

Le patronage "Le Bluet Blanquefortais" fut fondé en 1902 par l'Abbé Dabadie, vicaire affilié aux patronages de la gironde. 

L' abbé Dabadie (quitte Blanquefort en 1904)

Il est nommé curé de Saint- Louis à Bordeaux - cité dans les Feuillets d'une mémoire de Raymond Valet et la vie religieuse à Blanquefort au XXe siècle d'Henri Bret - livres édités par le G.A.H.BLE

L'Eglise du quartier des Chartrons où j'ai passé vingt et un ans, s'appelait Saint-Louis, ce qui induit que le Curé Dabadie, a fait faire la communion Solennelle à mon Père (1908), m'a baptisée (1947), et a assuré ma première année de catéchisme (1956). Avec lui j'ai eu comme exemple la vie des grands saints, Bernadette, que j'aimais beaucoup. Elle était pyrénéenne comme ma grand-mère paternelle, de la  Bigorre. Il y avait  aussi Dominque et Thérése, entre autres, tout aussi méritants.

Règles de conduite du curé Dabadie face "au mal" :

Très souvent il nous donnait en exemple de sainteté une jeune fille qui préférait  la mort plutôt que "d'embrasser" un jeune homme en dehors du mariage. Il disait embrasser car nous n'avions que neuf ans et nous ne connaissions rien à la sexualité.

- Il y avait les pêchés mortels, enfer garanti : par exemple ne pas communier le jour de Pâques.

- Il y avait les pêchés véniels, années de purgatoire : mentir, être gourmand (très amusant de voir les bons cathos à un buffet se servir à pleine poignée), désobeissant, curieux, colérique (le sourire est de mise en toute circonstance) orgueilleux et ainsi de suite.

- Nous avions un petit carnet que nous devions faire signer par le prêtre de la paroisse pour attester de notre présence à la messe. Quand je venais à la messe à Cachac je le faisais signer.

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- Il fallait : partager, être bon, charitable, aimer son prochain, pardonner, mais il n'était pas interdit d'être sectaire, de se servir de la religion à son profit et de tromper son monde en laissant croire que l'on adhére à toutes ces règles, par ailleurs très difficiles à respecter.

- Il fallait se confesser souvent, il était interdit de communier sans s'être confessé récemment, et nous enfants nous avions des difficultés pour définir ce que nous avions fait de mal, c'est-à-dire en infraction aux dix commandements. Mais, malgré cela pour les adultes "c'est trop facile" chanson de Jacques Brel.

- Nous devions communier à jeun depuis le samedi soir, si nous avions un terrain diabétique peu importe, nous devions attendre le retour de la messe du dimanche matin pour nous alimenter.

- Manger du poisson le vendredi, ne pas manger de viande le vendredi Saint. Respecter le Carême.

- Nous ne devions pas aller à la messe tête nue, il nous fallait porter une mantille.

- Avoir un séminariste dans une famille était un gage de moralité et de considération pour celle-ci.

- Nous devions en 6 ème manquer les cours pendant une semaine pour faire notre retraite de communion. (à Cluny sur les boulevards sous la direction du Père Aubertin)

- Toujours en 6 ème nous devions le lundi en sortant de classe à 11 h 1/2 faire 30 minutes de route pour aller au catéchisme à la salle paroissiale écouter les vicaires (l'abbé Davidson et Dornon) pendant 1 h 1/2. Puis le jeudi, toute la matinée, les dames catéchistes  nous faisaient réciter nos prières.

- Etre enfant de divorcés, il me semble, faisait que l'on était pas admis au catéchisme.

- La place faite aux femmes : Un ventre pour enfanter, pour satisfaire les désirs de leurs maris. Elles devaient être indulgentes et savoir fermer les yeux sur les incartades de ceux-ci et éviter de divorcer. Dans ce cas, elles n'auraient plus d'autorisation de communier lors des offices religieux. 

Toutes ces leçons, et bien d'autres,  je les ai en partie oubliées, mais elles me permettent de comprendre les fondamentaux et les rituels des autres religions et de les respecter.

Merci à Gilbert Cesbron (écrivain) -  L'Abbé Pierre - Coluche - et soeur "Vincent", l'humble petite religieuse au visage lumineux qui allait faire des pîqures dans les familles pauvres des Chartrons jusqu'à un âge avancé, où s'appuyant  lourdement sur une canne elle continuait à apporter ses soins, son sourire (vrai) et son réconfort aux malades - Albert Jacquard (Professeur d'humanité) -  Une pensée aux trappistes de l'Abbaye de Sept-Fons qui produisent un excellent miel à base de fleurs sauvages.

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L'EGLISE INDULGENTE - Sud-Ouest  du lundi 13 décembre 2010 - Jean Paul TAILLARDAS -

CANAL + Paul Moreira livre une enquête sur la protection longtemps octroyée par l'Eglise au prêtres pédophiles.

D'abord protéger l'institution "Coupables indulgences", enquête menée par Paul Moreira avec Pascal Henry, redit cette évidence : plutôt que de se préoccuper des victimes, la hiérarchie de l'Eglise catholique a, jusqu'au plus haut niveau, longtemps feint d'ignorer les affaires de pédophilie. Avec le risque que ces affaires une fois révélées, ne diffament, son image alors que nombre de fidèles et de prêtres sont choqués de ces silences.

Paul Moreira a sillonné la planète catho pour rappeler cette vérité que la souffrance des enfants a été passée par pertes et profits. Qu'aux yeux de Jean-Paul II, parce qu'il était anti-marxiste, le dignitaire pédophile et polygame Marcial Maciel valait meiux que des prêtres Latinos prônant la théologie de la libération. Que, pour l'Eglise, le droit canon prime encore sur la légalité. Que des communautés mentent ouvertement pour protéger l'un des leurs, criminel.

Pis, enfin : que la hiérarchie s'est parfois bouché les oreilles quand un prêtre pédophile venait révéler es actes irrépressibles à son supérieur. Nombre de victimes ne sont jamais remises du traumatisme. Aujourd'hui, c'est l'Eglise qui est traumatisée. Le pape actuel, qui s'était toujours méfié de Maciel, jusqu'à ouvrir une enquête contre lui, espère. "Elle sera meilleure", affirme même un catholique pour que la vérité éclate.

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En ce 15 septembre, jour de polémique de la part de l'église catholique au sujet du mariage gay. On pourrait peut-être suggérer à celle-ci, d'accepter le mariage de ses prêtes homoxesuels avec ceux qu'ils aiment. Ce qui à mes yeux serait très sain, et n'enlèverait rien à l'image que les chrétiens ont de l'église catholique. L'église a toujours essayé de faire voir à ses paroissiens l'acte sexuel comme une faute, mais la société a changé et il faudrait qu'elle sache s'adapter et dirigerer ses ouailles et ceux qui les guident vers des chemins de vie épanouies grâce, à une sexualité qui peut être sublimée par la grâce de Dieu mais aussi vécue comme humaine, donc simple. Parce que si l'on applique les préceptes millénaires de l'église que de souffrances pour tous, et peut-être pour les enfants victimes...

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Le 23 septembre 2013, le pape François dénonce l'argent-roi.

Le pape François, en visite hier en Sardaigne, a évoqué les "souffrances" traversées par "les jeunes sans emploi, les personnes en situation précaires, les entrepreneurs et les commerçants qui peinent à aller de l'avant"

Cet état de fait est la "conséquence d'un choix mondial, d'un système économique qui a en son centre une idole qui s'appelle "l'argent" a-t-il martelé, ajoutant vouloir "remettre au centre l'homme et la femme". "Sans travail, il n'y a pas de dignité. Luttons tous contre cette idole qu'est l'argent, contre un système sans éthique, injuste, dans lequel l'argent commande tout", a-t-il lancé.

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