Grand Marais 14.12.1907

 

LE 14 DECEMBRE 1907 achat du Grand Marais par Grabriel, Hyppolyte, Adolphe PERRIN  

Avec l'argent hérité de son grand-père, Pierre Perrin, notre Grand Père Gabriel, âgé de 21 ans, acheta ce qui lui tenait le plus à coeur, un marais.

La chasse était une passion pour lui, et nous tous ses petits enfants et arrières petits enfants nous le comprenons très bien, car nous avons, ou nous avons eu, tous une passion avec les joies et les dangers que cela comporte.

"Pardevant Me Louis Dugravier notaire à Blanquefort, chef lieu de canton arrondissement de Bordeaux (gironde) soussigné.

Ont comparu :

Monsieur Arnaud Labat aussi prénommé en famille Gustave propriétaire  cultivateur et Madame Fleuret prénommée en famille Lucie, sans profession son épouse qu'il autorise, demeurant ensemble au bourg de la commune d'Eysines. (...)

Monsieur Pierre Barbarin aussi prénommé en famille Chéri propriétaire et jardinier et Madame Louise Labat sans profession, son épouse qu'il autorise, demeurant ensemble commune du Bouscat près Bordeaux, chemin de Bruges N° 31. (...)

A Monsieur Hippolyte Adolphe Gabriel Perrin, sans profession demeurant à Caichac, commune de Blanquefort.

Ici présent et acceptant

Monsieur et Madame Labat ensemble conjointement et solidairement entr'eux

- La partie du levant, appartenant à Monsieur Labat, en vertu de la donation partage ci après prés énoncée, d'une parcelle de fonds en nature de Marais dite de Mourlan, (voir l'origine de ce nom) située commune de Blanquefort, la dite partie d'une contenance approximative de trois  hectares cinquante un ares cinquante trois centiares, confrontant du levant à Fleuret fossé mitoyen, du midi à Délisse héritiers ou représentants, allée dite du Pont du Bouchon entre deux mitoyenne, du nord à Duffour allée Neuve entre deux mitoyenne et du couchant à l'autre partie ci-après vendue par les époux Barbarin. (...)

La partie couchant appartenant à Madame Barbarin, en vertu du même contrat de donation partage ci-après énoncé, de la même parcelle de fonds en nature de Marais dite de Mourlan située commune de Blanquefort, laquelle partie d'une contenance approximative de deux hectares vingt trois ares cinquante centiares, confronté du levant à la partie ci-dessus vendue par les époux Arnaud Gustave Labat fossé entre deux mitoyen du midi à Délisse, héritiers ou représentants allée entre deux mitoyenne du nord à Duffour allée mitoyenne et du couchant à Bouche fossé entre deux mitoyen.

Tels les dits immeubles qui constituent ensemble une seule parcelle partie (...)

Etant rappelé que dans la vente plus bas analysée consentie par M. Emmanuel Delisse à M. Labat père de M. Labat et de Mme Barbarin aujourd'hui vendeurs il a été stipulé notamment les clauses ci-après  littéralement reproduites.

"Les pièces vendues sont alimentées en eau par diverses Jalles ou fossés de prise d'eau que M. Delisse vendeur a sur ses propriétés du Marais, à ce sujet il est accordé à M. Labat acquéreur un droit de prise d'eau aux Jalles ou fossés bordant les pièces comprises dans la présente vente et pouvant communiquer avec les Jalles d'introduction ; 

Ce droit  de prise d'eau accordé au dit acquéreur, durera  tout le temps que M. Delisse se servira de ses canaux d'introduction, mais il est formellement interdit au dit M. Labat de l'exercer en nuisant aux propriétés voisines, il sera du reste soumis aux règlements qui pourraient être donnés par M. Delisse pour la juste répartition des eaux.

Aucun barrage gênant la libre circulation des eaux ne pourra êtreétabli dans les fossés d'introduction, à moins que d'accord avec les intèressés il puisse être fait autrement.

Pour contribution aux frais d'entretien des Jalles d'introduction lequel entretien fait tous les ans demeure à la charge de M. Delisse, tant que ces prises d'eau pourront fonctionner ou pourront lui être usitées. M. Labat paiera au dit M. Delisse une somme annuelle de quatre vingt quinze francs soixante centimes calculée à raison de dix francs par hectare et ce tant que le dit acquéreur jouira de l'eau.

Ce dernier entretiendra à ses frais et comme il lui conviendra les fossés pouvant communiquer avec les Jalles d'introduction.

S'il devenait utile à M. Delisse d'établir quelques nouveaux bras de Jalles au travers des pièces vendues, ce droit lui est ici réservé à la charge par lui de payer à M. Labat et au prix de la présente vent les terrains qui pourraient être pris pour l'établissement de ces nouveaux bras de Jalles et sur lesquels du reste, le dit M. Labat continuerait à exercer le droit de prise d'eau qui lui est donné sur les Jalles déjà existantes et aux mêmes charges et conditions que pour celles-ci."

ORIGINE DE LA PROPRIETE

Monsieur Labat et Mme Barbarin sont propriétaires chacun de l'immeuble par lui présentement vendu pour avoir été apportionné chacun de cet immeuble avec d'autres biens aux termes d'un acte passé devant M. Clément Dugravier alors notaire à Blanquefort le trois novembre 1890, contenant :

1 ° Donation à titre de partage anticipé par M. Jean Labat propriétaire et Mme Catherine Hazera son épouse demeurant ensemble au lieu de Crabeyre commune de Bruges près de Bordeaux de leurs biens, soit propres soit acquêts à leurs cinq enfants au nombre desquels M. Labat et Mme Barbarin vendeurs aux présents.

2 ° Et partage sans soulte, entre les donataires des biens à eux ainsi donnés.

- La donation a eu lieu, sous diverses charges conditions et réserves d'habitations imposées aux donataires au profit des donateurs mais les charges et réserves ont pris fin et les conditions se sont trouvées réalisées le tout par l'effet du décès respectif des dits donateurs qui a eu lieu en leur domicile lieu de Crabeyre commune de Bruges celui de M. Jean Labat le dix huit août mil huit cent quatre vingt dix sept, et celui de Mme Labat le onze octobre mil huit cent quatre vint dix neuf.

- Les époux Labat Hazera n'avaient pas fait de testament connu et ils ont laissé tous deux pour seuls héritiers les cinq enfants issus de leur union et au profit desquels avait eu lieu le partage anticipé qui vient d'être rappelé.

- Les qualités des  héritiers Labat sont ainsi constatées, dans un  acte notarié dressé par Me Dugravier, notaire à Blanquefort le onze septembre mil huit cent quatre vint dix sept après le décès de M. Labat père et dans une licitation également dressée par Me Dugravier le vingt huit novembre mil neuf cent un postérieurement au décès de Mme Labat mère née Hazera. (...)

II - Ces mêmes immeubles dépendaient de la communauté d'acquêts qui a existé entre M. Jean Labat et Mme Catherine Hazera aux termes de leur contrat de mariage, passé devant Me Brannens notaire à Bordeaux le quinze juin mil huit cent quarante huit.

- Ils avaient été acquis par le dit M. Jean Labat de M. Emmanuel Delisse propriétaire demeurant sur le domaine de Déhez commune de Blanquefort suivant contrat passé devant Me Bourdeaux notaire à Blanquefort le quinze mai mil huit cent soixante dix sept en même temps que d'autres immeubles moyennant un prix de vingt et mille trois cent quarante neuf francs soixante quinze centimes payé comptant et quittancé au contrat le dit prix formé sur une base de huit cents francs les trente un ares quatre vingt treize centiares.

- Aux termes même de cette vente où le vendeur était représenté par un mandataire régulièrement constitué ce dernier à déclaré que le dit Sieur Emmanuel Delisse vendeur était veuf en premier mariage de la Dame Marie Madeleine Elisabeth Ducasse et qu'il n'avait jamais été tuteur ni comptable de deniers publics. (...)

III - Monsieur Emmanuel Delisse était lui-même propriétaire du marais formé par deux parcelles aujourd'hui vendues à M. Perrin pour l'avoir recueilli dans la succession de M. Théodore Delisse son père, décédé à Blanquefort sans avoir fait de testament connu le vingt sept mai mil huit cent soixante deux dont il était seul enfant et unique héritier et pour en avoir été apportionné aux termes d'un partage dressé par Me Bédouret notaire à Bordeaux le vingt quatre juin mil huit cent soixante huit intervenu entre lui et Dame Catherine Promis sa mère veuve du Sieur Théodore Delisse.

IV - M. Théodore Delisse en était lui-même propriétaire pour en avoir été apportionné dans un partage dressé par Me Bédouret notaire à Bordeaux le vingt huit octobre mil huit cent cinquante quatre.

CHARGES ET CONDITIONS

La présente vente est consentie et acceptée à la charge par M. Perrin qui s'y oblige.

- De prendre les immeubles vendus dans l'état où ils se trouvent actuellement.

- D'acquitter et supporter à compter de ce jour, les impôts, contributions taxes syndicales et autres charges quelconques auxquelles peuvent être assujettis les dits immeubles.

- De supporter les servitudes passives dont ils peuvent être grevés, sauf à jouir de celles actives le tout s'il en existe et sans que cette clause, puisse donner à qui que ce soit plus de droits qu'il n'en pourrait être justifié.

- Et de payer les fais droits et honoraires des présentes;

PRIX

- La présente vente est consentie et acceptée moyennant le prix de dix mille francs pour les deux immeubles présentement vendus lequel pris s'applique.

- Pour six mille cent treize francs vingt centimes à l'immeuble vendu par les époux Labat.

- Et pour trois mille huit cent quatre vingt six francs quatre vingt centimes à l'immeuble vendu par les époux Barbarin.

- Et M. Perrin a payé à l'instant en bonnes espèces d'or et d'argent du cours et billets de la banque de France pris et accepté et délivré à la vue du notaire soussigné. (...)