Les collations - Expo Monet

 

LES COLLATIONS :

Le point de départ en est le ramassage des cornichons avec les Grands Parents Rouillard. Je suis allée quelques rares fois rue de la Tour du Camp (Aujourd'hui rue de Campot), cueillir des cornichons avec eux, dans leurs champs.

Le jour de l'inauguration des terrains de jeux à Caychac nous parlions de choses et d'autres avec leur petite fille Christine, j'en suis venue à lui rappeler les cornichons de sa grand-mère. J'avais le souvenir d'étagères recouvertes de bocaux de cornichons dans la cuisine de la villa Saint Hubert, et je me demandais à quoi ils pouvaient bien servir. Chez moi les cornichons étaient proscrits, pour cause d'acidité gastrique. Ce jour là, j'ai eu le fin mot de l'histoire, les cornichons pouvaient servir de collation entre deux larges tranches de pain. Les meilleurs étaient ceux qui avaient sejourné peu de temps dans le vinaigre rouge. Ceux qui avaient été conservés dans le vinaigre blanc étaient moins goûteux.

La frottée à l'ail en revenant de l'école la rendait heureuse, il faut dire qu'un trajet de cinq kilomètres depuis l'école de Caychac jusqu'à l'allée du Flamand creusait l'appétit des petites élèves.

Nous, nous connaissions les tranches de pain de 700 grs avec un peu de beurre et de la cassonade, autre variante la tranche de pain avec un carré de chocolat noir. Mieux encore du pain, avec du pâté "Olida" que l'on vendait dans des petites boites par lots, un régal !

Enfant de la ville j'avais droit au pain au beurre recouvert de fromage "Gervais", et je n'aimais pas le goût du Gervais auquel j'avais droit tous les jours, à cause du calcium ?

L'héroïne de Philippe Labro faisait sa maligne dans les "Cornichons au chocolat", mais Christine qui elle aussi, a tout d'un personnage de roman avec cornichons au vinaigre rouge, ne le sera pas, dommage !

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